Mercredi,  19 février 2020  16:51

Quand l’animal d’assistance ou de soutien émotionnel n’est PAS un chien


Quand l’animal d’assistance ou de soutien émotionnel n’est PAS un chien
Crédit photo : aircanada.com
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

À peu près tout le monde s’entend sur les exigences imposées aux transporteurs quand un chien assiste une personne handicapée. Toutefois, qu’en est-il si l’animal d’assistance ou de soutien émotionnel n’est PAS un chien, mais un chat, un rat, un cochon, ou tout autre animal ? 

L'Office des transports du Canada (OTC) se pose la question...

Dans la même veine, l'OTC s'interroge aussi à propos du principe « une personne, un tarif » (1P1T). Vous connaissez ? C’est en vertu de cette politique, par exemple, que les personnes ayant une déficience et/ou souffrant d’obésité peuvent avoir droit, sans frais, à un siège additionnel pour elles-mêmes ou pour leur accompagnateur. Alors, l’exigence 1P1T devrait-elle s’appliquer, ou non, aux voyages internationaux et aux petits fournisseurs de services de transport ?

Vers le réseau le plus accessible au monde

C’est ce genre de questions que l’OTC entend analyser dans le cadre de la phase II de son Règlement sur les transports accessibles aux personnes handicapées. L’OTC a profité de la Journée internationale des personnes handicapées (le 3 décembre) pour annoncer des consultations publiques sur ces sujets et quelques autres.

Par exemple, les consultations porteront aussi, notamment, sur la façon d'appliquer les dispositions Règlement sur les transports accessibles aux personnes handicapées (RTAPH) aux petits fournisseurs de services de transport. On souhaite y apporter des modifications pour tenir compte de leurs réalités opérationnelles particulières.

Sur tous ces sujets, l’OTC souhaite recueillir une diversité de points de vue, y compris ceux des particuliers, et ce, d’ici le 7 février 2020. Un projet de règlement sera rédigé après les consultations. L’objectif est que le règlement soit en place d’ici l’été 2021.

La vision de l’OTC est de rendre le réseau national de transport du Canada le plus accessible au monde.

« Ensemble, nous pouvons contribuer à faire en sorte que le droit fondamental des personnes handicapées à des transports accessibles soit bel et bien respecté », déclare Scott Streiner, président et premier dirigeant de l’OTC.

Vous avez une opinion sur ces questions ? L’OTC vous invite à consulter son document de consultation pour prendre part à l’exercice.

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