Les voyages aériens en 2022: des signes positifs en même temps que des risques de ralentissementent

  • Aviation
  •   27-01-2022  5:50
  •   Pax Global Media

Les voyages aériens en 2022: des signes positifs en même temps que des risques de ralentissementent
[OACI]
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Selon l’Organisation de l'aviation civile internationale, bien que le trafic mondial de passagers ait légèrement augmenté en 2021, le nombre total de passagers aériens dans le monde n’a correspondu qu’à la moitié de ce qu’il était avant la pandémie.

LIRE PLUS – En 2021, une hausse de 4% du tourisme (comparé à 2020); une baisse de 72% (comparé à 2019) 

Une année de relance erratique

L’OACI décrit 2021 comme d’« une année de relance erratique ».

En effet, au premier trimestre, la reprise du trafic aérien mondial a été ralentie par une forte recrudescence des infections à la COVID.

La situation s’est quelque peu stabilisée aux deuxième et troisième trimestres, principalement du fait de l’augmentation des taux de vaccination, ainsi que d’un assouplissement des restrictions de voyage dans diverses régions du monde pendant la haute saison.

Toutefois, cette tendance à la hausse s’est rapidement essoufflée au quatrième trimestre en raison de l’apparition du variant Omicron.

Finalement, 2,3 milliards de personnes ont pris l’avion au cours de l’année écoulée, soit 49 % de moins qu’avant la pandémie (en 2019). La différence avait été de 60 % en 2020.

La capacité a augmenté plus vite que la demande

L’OACI relève que la capacité mondiale en sièges des compagnies aériennes a augmenté de 20 % en 2021, soit plus vite que la demande. Le coefficient d’occupation global a ainsi atteint 68 % en 2021 (contre 82 % en 2019).

Quant aux compagnies aériennes, elles ont subi des pertes s’élevant à 324 G$ en 2021 (contre 372 G$ en 2020).


[OACI]


Des perspectives toujours incertaines

Les analystes qui tentent d’évaluer comment la relance de l’aviation se déroulera d’ici la fin 2022 perçoivent à la fois des signes positifs et des risques de ralentissement.

L’OACI prévoit actuellement qu’en 2022, le nombre total de passagers sera inférieur de 26 à 31 % par rapport au niveau d’avant la pandémie, et que la capacité en sièges diminuera de 20 à 23 %.

Selon un scénario optimiste, le trafic passagers devrait atteindre 86 % de son niveau de 2019 d’ici décembre 2022, ce qui correspond à une reprise du trafic international de 73 % et du trafic intérieur de 95 %.

Des scénarios plus pessimistes prévoient une reprise de 75 % (58 % pour le trafic international et 86 % pour le trafic intérieur).

Pour les compagnies aériennes, cette faiblesse persistante du trafic attendue pourrait entraîner en 2022 des pertes estimées à entre 186 et 217 G$ de recettes passagers brutes par rapport à 2019.

Les prévisions à plus long terme de l’OACI indiquent que ce repli actuel continuera de se faire ressentir encore longtemps. En effet, pour l’ensemble du monde, on a revu à la baisse le taux composé de croissance annuelle des passagers-kilomètres payants pour 2018-2050 : 3,6 %, alors que les projections d’avant la COVID donnaient 4,2 %.





Une relance qui varie beaucoup selon les régions

L’OACI souligne que la relance de l’aviation en 2021 a beaucoup varié selon les régions.

Ainsi, les régions de l’Amérique du Nord et de l’Amérique latine et des Caraïbes affichent les taux de reprise les plus élevés. L’Europe a connu un mieux notable pendant la saison estivale.

Pour leur part, l’Afrique et le Moyen-Orient ont enregistré une reprise modérée, qui a laissé la place à un nouvel effondrement en Afrique à la suite des restrictions liées au variant Omicron.

Enfin, la région de l’Asie et du Pacifique a connu la moins bonne performance en raison du ralentissement du trafic intérieur et de la stagnation du trafic international (voir le graphique 2).


[OACI]




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