Optimisme en vue lors de la réouverture des frontières !

  • Aviation
  •   27-05-2021  9:26
  •   Pax Global Media

Optimisme en vue lors de la réouverture des frontières !
[IATA]
Pax Global Media

L’IATA et la firme Tourism Economics ont publié un aperçu à long terme de la demande du secteur passagers après la COVID-19. Bonne nouvelle : il indique que les gens sont désireux de voyager à court terme et à long terme !

LIRE PLUS – Les gens veulent voyager, ils en ont besoin et ils le feront, selon l’IATA     

Voici les faits saillants de la prévision:

  • En 2021, le nombre total de passagers devrait atteindre 52 % de ce qu’il était avant la COVID-19 (2019).
  • En 2022, le nombre total de passagers devrait atteindre 88 % de ce qu’il était avant la COVID-19 (2019).
  • En 2023, le nombre total de passagers devrait dépasser le nombre d’avant la COVID-19 (105 %).
  • D’ici 2030, le nombre total de passagers devrait atteindre 5,6 milliards. Cela serait inférieur de 7 % à la prévision établie avant la COVID-19, et constituerait une perte estimée de 2 à 3 ans de croissance due à la pandémie.
  • Au-delà de 2030, les voyages aériens devraient ralentir, en raison d’une plus faible démographie et de l’hypothèse de base d’une libéralisation limitée du marché, ce qui se traduirait par une croissance annuelle moyenne de 3,2 % de 2019 à 2039. La prévision de croissance établie par l’IATA avant la COVID-19 était de 3,8% pour cette période.

Retrouver la liberté de voler

« Je suis toujours optimiste lorsqu’il s’agit de l’aviation. Nous traversons la crise la plus profonde et la plus grave de notre histoire. Mais la croissance rapide de la population vaccinée et les progrès en matière de dépistage vont nous redonner la liberté de voler dans les mois qui viennent. Et lorsque cela se produira, les gens vont vouloir voyager », déclare Willie Walsh, directeur général de l'IATA.

Cela dit, l’IATA souligne que, pour que l’aviation puisse dispenser ses bienfaits sociaux et économiques de façon durable en répondant à cette demande à long terme, il est essentiel que les gouvernements accentuent leur soutien à l’efficience des opérations et favorisent une transition énergétique efficace.

« Le défi immédiat réside dans la réouverture des frontières, l’élimination des mesures de quarantaine et les certificats de vaccination et de test gérés numériquement », mentionne Willie Walsh.

À court terme : le redémarrage

Les dommages causés par la crise de la COVID-19 se feront sentir durant des années, mais tout indique que les gens ont conservé leur besoin et le désir de voyager :

  • Toute évocation de la réouverture des frontières donne lieu à une augmentation instantanée des réservations. Le plus récent exemple en est le bond de 100points de pourcentage des réservations du Royaume-Uni vers le Portugal lorsque la «liste verte» du Royaume-Uni a été publiée en mai.
  • L’économie est forte et elle peut alimenter la croissance des voyages. Le niveau de la production industrielle en février2021 dépassait de 2 % la production de février2019.
  • Les consommateurs ont accumulé de l’épargne durant le confinement, dans une proportion qui dépasse parfois 10 % du PIB.
  • Les taux de vaccination des pays développés (avec l’exception notable du Japon) devraient dépasser 50 % de la population d’ici le troisième trimestre de 2021.

« Cela devrait appeler les gouvernements à se préparer. Le secteur des voyages et du tourisme contribue au PIB de façon majeure. Les moyens de subsistance des gens sont en jeu. Pour éviter des dommages économiques et sociaux à long terme, le redémarrage ne doit pas être retardé », opine Willie Walsh.

Il ajoute que les gouvernements peuvent faciliter une reprise sécuritaire par des politiques qui permettront des voyages sans restriction pour les personnes vaccinées, et des solutions de dépistage pour celles qui ne peuvent recevoir le vaccin.

« Les gouvernements doivent aussi se préparer au moyen de processus de gestion numérique des certificats de vaccination ou de test, pour s’assurer que la reprise est non seulement sécuritaire, mais également efficiente. »

Durabilité

« En même temps, nous devons nous assurer que les prévisions de croissance à long terme de l’aviation sont soutenues par un engagement indéfectible envers la durabilité. Les deux défis exigent que les gouvernements et l’industrie travaillent en partenariat. L’aviation est prête. Mais les gouvernements ne bougent pas assez vite », souligne M. Walsh.

Selon lui, l’aviation va croître parce que les gens veulent et doivent voyager…

« Mais nous devons pouvoir satisfaire cette demande des consommateurs de façon durable. C’est là une règle de base pour toute entreprise. »

Selon l’IATA, cela représente un plus grand défi pour l’aviation que pour d’autres secteurs qui disposent de plus d’options sur le plan énergétique. L’aviation s’est néanmoins engagée à réduire de moitié ses émissions nettes de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005.

« Avec l’appui des gouvernements, nous y arriverons grâce à un ensemble de moyens. […] Le partenariat avec les gouvernements en vue de la durabilité doit s’exprimer en actions, et non seulement en paroles », conclut Willie Walsh.



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