Jeudi,  24 septembre 2020  14:25

Nouveaux plaidoyers en faveur des « corridors aériens »


Nouveaux plaidoyers en faveur des « corridors aériens »

Même si le Canada résiste encore à l’idée (pour l’instant), le concept des « corridors aériens » ou des « bulles de voyage » compte de plus en plus d’adeptes dans le monde.

Aujourd’hui encore (11 septembre), deux organisations distinctes, le WTTC (World Travel & Tourism Council) et la Table ronde canadienne du voyage et du tourisme s’expriment en faveur des liaisons aériennes entre des pays se trouvant dans une situation sanitaire similaire.

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Pour relancer le secteur canadien du voyage

« Nous demandons au gouvernement de s'inspirer de mesures adoptées partout dans le monde, comme les tests de dépistage et l'ouverture de couloirs sécuritaires de déplacements qui permettraient à nos entreprises, à nos employés et à nos clients de reprendre leurs activités », implore ainsi Mike McNaney, président du Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLA), dans un communiqué de la Table ronde (voir autre texte).

Pour restaurer les voyages d’affaires partout dans le monde

Pour sa part, le WTTC appelle une nouvelle fois à l’instauration de « corridors aériens » entre les principales villes mondiales. Cette fois, il en souligne les avantages pour restaurer les voyages d’affaires.

« La restauration des « corridors aériens » entre les principaux centres financiers du monde est essentielle pour relancer les voyages d’affaires internationaux et contribuer à relancer la reprise économique mondiale », affirme le WTTC.

La PDG du WTTC, Gloria Guevara, insiste :

« Les vols doivent être rétablis le long des corridors urbains reliant des villes ayant un nombre de cas de COVID-19 aussi faible, comme entre Londres et New York, Washington, Paris, Francfort, Dubaï, Amsterdam, Hong Kong et Shanghai. »

Projet pilote ?

Afin de relancer les voyages d’affaires, le WTTC appelle donc à l’introduction d’un projet pilote entre les centres financiers de Londres et de New York. Le projet pilote impliquerait deux tests successifs, un premier prenant place aux aéroports, suivi d’un deuxième test quelques jours plus tard.

Le WTTC avance que si le projet-pilote s’avère concluant, cela pourrait permettre de réduire la période de quarantaine de 14 à 4 ou 6 jours – ou pas de quarantaine du tout ! (Le WTTC approuve l’idée selon laquelle seuls les voyageurs positifs au test du coronavirus devraient être mis en quarantaine.)

« Le WTTC préconise la mise en œuvre d’une stratégie de dépistage rapide, avec une forte collaboration entre les gouvernements pour assurer une approche mondiale normalisée de la crise, qui est essentielle pour contenir le virus et permettre aux personnes de voyager en toute sécurité. »

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