Dimanche,  2 octobre 2022  21:34

Mis sur la sellette par le Comité des Transports, le ministre Alghabra défend ArriveCAN

  • Aviation
  •   22-08-2022  13:32
  •   Pax Global Media

Mis sur la sellette par le Comité des Transports, le ministre Alghabra défend ArriveCAN
Omar Alghabra, Melissa Lantsman et Xavier Barsalou-Duval [Captures d’écran / CPAC]
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Lors de sa comparution devant le Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes vendredi (19 août), le ministre des Transports, Omar Alghabra, a été interrogé pendant deux heures sur la réponse de son gouvernement aux retards et annulations dans les aéroports canadiens.


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Oui ou non ?

« Le ministre croit-il que le gouvernement porte une quelconque responsabilité, de quelque manière que ce soit, pour ce qui s'est passé cet été ? Oui ou non ? » a notamment demandé la porte-parole conservatrice en matière de transports, Melissa Lantsman.

M. Alghabra a défendu les actions du gouvernement, blâmant la COVID-19 et sur les pénuries de main-d'œuvre qui ont suivi.

« J'espère que, dans plusieurs mois, les Canadiens constateront que leur gouvernement a pris des mesures concrètes et a fait tout ce qu'il pouvait pour s'attaquer aux causes profondes de ces problèmes. »

Sa réponse n’a pas convaincu Mme Lantsman.

« J'entends que la réponse est non », a-t-elle répliqué.


Une hausse de la demande supérieure aux prévisions

Xavier Barsalou-Duval, porte-parole du Bloc Québécois en matière de transports, a reproché au ministre de blâmer les aéroports pour les inefficacités du transport aérien, au lieu de prendre des mesures concrètes.

« Le problème est clairement de votre côté », a affirmé le député.

Le ministre Alghabra a une fois de plus défendu l'approche du gouvernement, affirmant qu'il a « agi rapidement » pour intervenir lorsque le nombre de passagers aériens s'est intensifié. 

Toutefois, l'augmentation de la demande « a fini par dépasser ce qui était prévu », a-t-il reconnu.


Un trou plus profond

Selon Omar Alghabra, la situation au Canada est différente de celle des autres pays, car l'industrie du voyage, confrontée à des mesures frontalières parmi les plus strictes au monde, s’y est quasiment arrêtée.

« Le trou dont ils sortent était plus profond », a-t-il indiqué, cité par CBC News.


Le ministre défend ArriveCAN

Le ministre Alghabra a également défendu l'application ArriveCAN d'Ottawa, obligatoire pour les voyageurs entrant au Canada depuis l'étranger.

Selon lui, l’application n’est aucunement responsable des retards à la frontière, contrairement à ce qu’avancent bien que des députés, des agents frontaliers et des défenseurs de l'industrie.

« ArriveCan aide en fait à traiter les arrivées bien plus vite [que ce ne serait le cas sans l’appli] et aide à réduire la congestion. […] Si nous n'avions pas [ArriveCAN], le traitement des arrivées prendrait plus de temps parce qu'il faudrait que ce soit fait manuellement », a fait valoir le ministre.






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