Mesures sanitaires : qui devrait assumer les coûts ?


Mesures sanitaires : qui devrait assumer les coûts ?
Pour l’IATA et le Conseil international des aéroports (ACI World), c'est aux gouvernements d'assumer les coûts reliés aux mesures sanitaires.

Qui devrait assumer les coûts des mesures sanitaires dans le transport aérien ? Les transporteurs ? Les passagers ? Les aéroports ? Les gouvernements ? Les opinions à ce sujet peuvent sans doute diverger...

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Aux gouvernements d’assumer !

Toutefois, selon l’IATA et le Conseil international des aéroports (ACI World), la réponse ne fait pas de doute. Les deux associations unissent leurs voix pour réclamer que ce soient les gouvernements qui assument les coûts reliés aux mesures sanitaires destinées à réduire la propagation des maladies transmissibles.

L’IATA et ACI World rappellent que l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a déjà présenté, dans le document Paré au décollage, plusieurs nouvelles mesures visant à préserver la santé publique.

« Pour être efficaces, ces mesures, notamment le contrôle sanitaire, la désinfection et la distanciation sociale, doivent être mises en place par les autorités nationales compétentes. […] Il est reconnu qu’un ensemble hétéroclite de cadres risque de confondre les voyageurs, de provoquer des inefficiences et d’entraîner des coûts […] inutiles pour les passagers, les aéroports et les compagnies aériennes. »

Qui plus est, selon les deux associations, le Règlement sanitaire international de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exige que les gouvernements assument les coûts des mesures sanitaires.

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Les « maigres ressources » de l’industrie...

Bref, alors que l’industrie demeure au bord d’un précipice financier, les coûts supplémentaires des mesures sanitaires exigées par les gouvernements doivent être assumés par les gouvernements, résume Alexandre de Juniac, DG de l’IATA.

« Cela permettra à l’industrie de consacrer ses maigres ressources à restaurer la connectivité mondiale et à stimuler la reprise économique », conclut-il.

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