L’interdiction des voyages internationaux retarde la reprise


L’interdiction des voyages internationaux retarde la reprise

Selon l’IATA, le trafic mondial de passagers ne reviendra pas au niveau d’avant la COVID-19 avant 2024, soit un an plus tard que ce qu’on prévoyait auparavant.

L’Association souligne que la fermeture prolongée des marchés mondiaux de voyages aériens, en particulier aux voyageurs internationaux, est un frein important à la reprise.

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Des mesures de quarantaine qui ont le même effet qu’une fermeture

« Le trafic international, qui normalement compte pour près des deux tiers des voyages aériens dans le monde, demeure pratiquement inexistant », souligne Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Il ajoute :

« La plupart des pays demeurent fermés aux arrivées internationales ou imposent des mesures de quarantaine, qui ont le même effet qu’une fermeture pure et simple. »

L’IATA reconnaît que les avancées scientifiques de la lutte contre la COVID-19, notamment le développement d’un vaccin efficace, pourraient entraîner une reprise plus rapide…

Plus de risques négatifs que de risques positifs

L’Association précise toutefois qu’à l’heure actuelle, il semble exister plus de risques négatifs que de risques positifs dans la prévision de base. Le scénario de reprise plus pessimiste est basé sur plusieurs tendances récentes :

  • l’endiguement lent du virus aux États-Unis et dans les économies développées
  • la diminution des voyages d’affaires
  • la faiblesse de la confiance des consommateurs…

À ce propos, l’IATA note que bien que la demande latente existe pour les visites d’amis et de parents et les voyages d’agrément, la confiance des consommateurs est faible en raison des préoccupations entourant la sécurité d’emploi et le chômage croissant, et le risque d’attraper la COVID-19.

Tant et si bien que quelque 55 % des répondants du sondage effectué par l’IATA en juin auprès des voyageurs n’envisageaient pas de voyager en 2020…

Pour 2020, le total mondial de passagers (embarquements) devrait donc décliner de 55 % par rapport à 2019, une aggravation de la prévision de 46 % établie en avril. Le nombre de passagers devrait augmenter de 62 % en 2021 par rapport au creux de 2020, mais il restera près de 30 % inférieur à 2019.

Le retour complet au niveau de 2019 n’est pas attendu avant 2023. Une année plus tard que ce qu’on annonçait dans la prévision précédente.

L’IATA presse les gouvernements de mettre en œuvre un ensemble de mesures, dont les lignes directrices mondiales de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour le rétablissement de la connectivité aérienne.

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