Les travailleurs de l’aviation donnent de la voix à Ottawa


Les travailleurs de l’aviation donnent de la voix à Ottawa
Des dizaines de membres de l'industrie de l'aviation ,et même quelques agents de voyage se étaient présent hier (le 21 octobre) sur la colline parlementaire d’Ottawa. Crédit photo : Hortense des Dorides, Pax Global Media.
Hortense des Dorides

Expatriée française au Canada, Hortense des Dorides est une journaliste basée à Ottawa et spécialisée dans le tourisme et l'art de vivre. Parmi ses récents coups de coeur aux quatre coins de la planète, l'Islande, l'Utah, Hawaii ou encore les Bahamas.

Ce sont des dizaines et des dizaines de pilotes en uniforme, des agents de bord, des contrôleurs et même quelques agents de voyage qui se sont donnés rendez-vous hier (le 21 octobre), juste avant midi, à moins d’un kilomètre de la colline parlementaire d’Ottawa.

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Tous, sans exception, était masqué. Beaucoup d’entre eux avaient des pancartes. Des messages forts pour le ministre des Transports, Marc Garneau, et le gouvernement fédéral :

« Sauvez l’aviation canadienne », « Mayday », « SOS », « Où est Garno ? ».

Crédit photo : Hortense des Dorides pour Pax Global Media.

À midi, les manifestants, en groupe de 25 afin de respecter les mesures de santé publique mises en place par le gouvernement provincial de l’Ontario, ont débuté leur marche en direction du Parlement, menés par Lisa Kampis, co-organisatrice de la marche et directrice de vol chez Air Transat. Micro à la main, la travailleuse du secteur aérien haranguait les manifestants pour qu’ils donnent de la voix sur le chemin.

« Cette marche est ouverte à toute l’industrie du tourisme, car nous sommes tous interconnectés, explique-t-elle. Je suis à la fois heureuse et triste à la fois de voir mes collègues manifester aujourd’hui. Nous entrons dans une deuxième vague et tout est toujours fermé. En avril dernier, les compagnies aériennes pensaient que la relance aurait lieu à la fin de l’automne, au début de la haute saison touristique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. »

Crédit photo : Hortense des Dorides pour Pax Global Media.

« Situation critique »

« La situation est critique, résume Gilles Hudicourt, co-organisateur de la marche et pilote chez Air Transat. Les compagnies aériennes ne peuvent pas survivre à ce train-là. Nous allons perdre nos emplois, nous allons perdre nos maisons si rien n’est fait. »

Et Lisa Kampis de demander :

« Nous n’avons eu aucun contact avec le ministre Marc Garneau. Où est-il ? Que fait-il pour aider le secteur aérien ? »

Lisa Kampis, co-organisatrice de la marche et directrice de vol chez Air Transat. Crédit photo : Hortense des Dorides pour Pax Global Media.

Restrictions trop sévères

Hier, les manifestants ont pointé du doigt de nombreuses restrictions qu’ils considèrent trop sévères. 

« Nous aimerions que la frontière avec les États-Unis soit rouverte et que les 14 jours de quarantaine soient réduits », explique Lisa Kampis.

Mais, pour les organisateurs de la marche, le gouvernement doit faire plus :

  • Octroyer une aide financière spéciale au secteur aérien ;
  • Mettre en place des tests COVID rapides dans les aéroports ;
  • Créer des corridors de voyage, par exemple, un corridor entre Montréal et Cuba.

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« La pandémie est là pour rester, conclut Lisa Kampis. Nous devons trouver des stratégies alternatives pour que le tourisme mondial fonctionne de nouveau. Nous voulons retourner au travail ! »

Plus tard dans la journée, hier, la Ministre des Finances Chrystia Freeland a annoncé que le gouvernement canadien envisageait des aides pour soutenir l’industrie aérienne. À suivre.

Reportage sur la marche en vidéo



La manifestation était organisée par plusieurs membres du groupe Facebook « Travailleurs de l’aviation », qui comprend plus de 11 000 membres. 

Une manifestation du même genre a également eu lieu à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), dans le stationnement P4, situé sur la rue Principale. 

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