« Les restrictions générales de voyage n'ont plus de sens »


« Les restrictions générales de voyage n'ont plus de sens »

« Les restrictions générales de voyage [qui ont cours au Canada] n'ont plus de sens à mesure que certaines parties du monde s'ouvrent. » 

Voilà un message qu'on entend de plus en plus. Cette fois, c’est Unifor qui l'exprime.

« Des pays sont prêts à accepter les voyageurs canadiens. S’ils peuvent prouver qu'ils ont contrôlé le virus, les voyages devraient y être autorisés », ajoute le syndicat.

LIRE PLUS : Le Conseil international des aéroports condamne les mesures de quarantaine inutiles

Élargir prudemment sa bulle

Cela ne veut pas dire que le Canada doit rouvrir ses frontières à tous, enchaîne Unifor, qui s’exprimait sur son blogue il y a quelques jours. Par exemple, selon le syndicat, les restrictions de voyage vers les États-Unis continuent d'avoir un sens...

« Nous regardons avec horreur ce qui se passe chez notre plus proche voisin du sud… »

En revanche, le syndicat constate que certaines parties d'Europe permettent à leurs citoyens de retourner à la plage et de se fréquenter dans des cafés d'une manière qui semblait inimaginable il y a peu encore.

Unifor suggère donc que les voyages puissent reprendre « aux endroits qui ont réussi à contrôler le virus autant que nous, sans avoir besoin d’imposer une quarantaine au retour ».

Pour ce faire :

« Plusieurs options méritent d'être explorées, notamment un test négatif à la COVID avant le départ et/ou au retour, et des services aériens sécuritaires directement vers les autres pays qui ont réussi à contrôler le virus. »

Aux yeux d’Unifor, il ne fait pas de doute que « le Canada devrait emboîter le pas » aux pays qui commencent à mettre en œuvre de telles mesures.

« Les quarantaines automatiques de 14 jours n'ont aucun sens lorsque nous disposons d'alternatives fondées sur des données scientifiques », insiste-t-il.

LIRE PLUS : La quarantaine obligatoire et les restrictions entraînent des dommages potentiellement irréparables, selon le CAC

Une nécessité publique

Même si elle a entraîné des coûts énormes pour les compagnies aériennes, les voyageurs et les travailleuses et travailleurs qui en dépendent, Unifor reconnaît que la suspension des transports aériens dans le cadre d'une urgence de santé publique était « logique ».

Mais l’heure est désormais au rétablissement de l’industrie.

Selon le syndicat, c’est « une nécessité publique [qui] va bien au-delà du simple retour au travail des travailleuses et travailleurs ».

L'aide des gouvernements sera nécessaire pour rétablir l’industrie, affirme aussi Unifor.

« Tous les paliers gouvernementaux doivent se rallier pour élaborer un plan détaillé d'ouverture du secteur du voyage, et pour fournir un soutien financier important à l'industrie. »

Sinon, le secteur est mis en péril, prévient le syndicat.

« Bien que personne ne prétend que nous devrions revenir immédiatement à ce que nous connaissions en mars, nous devons commencer l'important travail de reconstruction de ce secteur – et nous devons nous y mettre dès maintenant », conclut Unifor.

LIRE PLUS - Quarantaine prolongée jusqu’au 31 août : c’est confirmé !

Indicateur