Les passagers symptomatiques refusés à bord, qu’ils soient Canadiens ou non


Les passagers symptomatiques refusés à bord, qu’ils soient Canadiens ou non
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

En vertu de la Loi sur l’aéronautique, le ministre des Transports exigera des exploitants aériens qu’ils refusent l’embarquement d’un voyageur présentant des symptômes (quel que soit son statut de citoyenneté) et qu’ils l’empêchent de prendre un vol international à destination du Canada (y compris un vol transfrontalier).

LIRE PLUS : Tout ce qu'il faut savoir sur la COVID-19

Les exploitants aériens devront effectuer une évaluation de base de la santé de tous les voyageurs avant qu’ils ne montent à bord du vol, en se fondant sur les lignes directrices de l’Agence de la santé publique du Canada.

« Ils devront notamment poser des questions de santé simples, rechercher des signes visibles de maladie avant l’embarquement et éventuellement orienter le voyageur vers une évaluation médicale plus poussée », explique Transports Canada.

Si un voyageur présente des symptômes de la COVID-19, le transporteur aérien sera tenu de refuser de l’embarquer pour une période de 14 jours et jusqu’à ce qu’il démontre qu’il ne présente pas de symptômes, ou jusqu’à la présentation d’un certificat médical qui confirme que le patient n’est pas porteur du virus.

Mise en œuvre complète ce jeudi

Il sera demandé aux transporteurs aériens de commencer la mise en œuvre immédiatement et d’appliquer pleinement ces mesures d'ici le jeudi 19 mars, à 0 h 01, HAE.

« Tout en nous efforçant de protéger les Canadiens de la COVID-19, nous devons veiller à ce que nos transporteurs aériens poursuivent leurs opérations et que les chaînes d’approvisionnement restent ouvertes. Ces mesures ne s’appliquent donc pas aux vols intérieurs ni aux vols de fret », indique Transports Canada.

Transports Canada souligne que le renforcement des pratiques actuelles permettra de veiller à ce qu’un voyageur présentant des symptômes en vol soit isolé rapidement par le transporteur aérien conformément aux normes internationales, et que les équipages de conduite portent de l’équipement de protection individuelle approprié.

En outre, l’équipage de conduite devrait signaler au contrôle aérien tout passager présentant des symptômes de la COVID-19.

Après l’atterrissage

Après l’atterrissage, les aéroports d’arrivée devront isoler tout passager qui présente des symptômes dès le débarquement, afin qu’il ne se mêle pas aux autres passagers dans la zone des arrivées et le hall des douanes.

Les mesures de contrôle renforcées dans les aéroports comprendront des messages plus forts et plus visibles, des questions de contrôle sanitaire dans les kiosques, des agents itinérants de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) contrôlant les passagers à l’arrivée, et des agents de l’ASFC contrôlant les passagers au départ du hall des douanes pour assurer la diffusion et le renforcement des messages de santé publique.

Nettoyage et la désinfection

Par ailleurs, les exploitants d’aéroport seront également invités à améliorer le nettoyage et la désinfection des zones et des installations à forte fréquentation, afin de contenir la propagation de la COVID-19, conformément aux lignes directrices de l’Agence de la santé publique du Canada et aux lignes directrices internationales.

« Ces mesures, associées à l’initiative déjà annoncée par le gouvernement de renforcer les messages et d’accroître sa présence aux points d’entrée du Canada, contribueront à renforcer la confiance du public dans le système de transport aérien et constitueront un signe visible que le Canada prend au sérieux la propagation de la COVID-19 », affirme Transports Canada.

Regroupement des vols internationaux : des précisions

On sait déjà que le gouvernement du Canada redirigera les arrivées de certains vols internationaux de passagers vers quatre aéroports : l’Aéroport international Lester B. Pearson de Toronto, l’Aéroport international de Vancouver, l’Aéroport international de Montréal-Pierre Elliott Trudeau et l’Aéroport international de Calgary.

« Les vols intérieurs, ainsi que les vols en provenance des États-Unis, des destinations soleil comme le Mexique et les Caraïbes, et de Saint-Pierre-et-Miquelon, ne sont pas touchés par ces mesures et peuvent continuer à suivre leurs itinéraires actuels et à atterrir à leurs destinations actuelles au Canada », précise Transports Canada.

Cette modification entrera en vigueur le mercredi 18 mars, à 0 h 01, HAE. Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec l’industrie du transport aérien et les aéroports pour éviter de perturber inutilement les opérations et d’incommoder les voyageurs.

Compte tenu des circuits de vols internationaux existants, la grande majorité des vols internationaux arrivent déjà dans ces quatre aéroports. À la lumière de la nouvelle politique, l’Agence des services frontaliers du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada veilleront toutes deux à accroître suffisamment leurs ressources dans ces quatre aéroports.

L’Agence des services frontaliers du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada assureront une augmentation suffisante de leurs ressources dans les quatre aéroports.

Indicateur