Les lignes aériennes du Canada appellent Ottawa au secours : « le temps presse ! »


Les lignes aériennes du Canada appellent Ottawa au secours : « le temps presse ! »

« Nos membres et leurs employés attendent du gouvernement qu'il agisse rapidement pour présenter des mesures de liquidité pour l'industrie », déclare Mike McNaney, PDG du Conseil national des lignes aériennes du Canada.

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Le temps presse puisque la situation économique des compagnies aériennes canadiennes se détériore rapidement, insiste l’association, qui représente Air Canada, Air Transat, Jazz et WestJet.

Le CNLA souligne que l'industrie canadienne du transport aérien a soutenu les efforts du gouvernement fédéral pour lutter contre la pandémie de la COVID-19.

Elle l’a fait « en assurant des vols de rapatriement pour les Canadiens pris à l'étranger, en continuant à transporter des produits et des personnes à travers le pays et en acheminant de l'équipement de protection individuelle critique au Canada ».

En retour, le CNLA appelle exhorte le gouvernement fédéral à répondre aux problèmes du secteur du transport aérien, sérieusement menacé. Selon le Conseil, le Canada risque de prendre du retard sur les autres grands pays industrialisés en matière de soutien aux compagnies aériennes.

« Les États-Unis et des pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Sud ont rapidement pris des mesures pour stabiliser leurs compagnies aériennes respectives », relève le CNLA.

Le CNLA dit accueillir favorablement les indications du gouvernement du Canada selon lesquelles une certaine forme de soutien est prévue, mais « le temps presse », insiste-t-il.

« Le temps presse puisque la situation économique des compagnies aériennes canadiennes se détériore rapidement. Plus les dommages économiques causés à ce secteur seront importants, moins il sera compétitif et prêt à se redresser par rapport aux autres pays fournissant une aide financière directe importante à leurs propres transporteurs. »

Selon le CNLA, la préservation d'un secteur aérien intérieur viable est essentielle à la vigueur de l'économie canadienne.

« Les compagnies aériennes membres du CNLA sont la composante centrale de l'ensemble du secteur du transport aérien et du tourisme, lequel soutient collectivement plus de 630 000 emplois et qui génère 3,2 % du PIB du Canada. »

Pour illustrer les dommages de la pandémie COVID-19 sur le secteur canadien de l'aviation, le CNLA rappelle que celle-ci a entraîné une diminution de la capacité d'environ 90 % et que les vols restants sont pratiquement vides.

Il ajoute que des appareils d'une valeur de 10 G$ qui sont actuellement cloués au sol, inutilisés. Les perturbations du transport aérien pourraient entraîner une réduction de 39,8 millions en volume de passagers au Canada.

« Les revenus ont pratiquement disparu, ainsi que les réservations à l'avance pour le reste de l'année, sans que l'on sache vraiment quand les restrictions de voyage pourront être levées ou réduites. L'impact économique de la pandémie devrait se poursuivre de manière significative pour le reste de l'année et jusqu'en 2021 », mentionne aussi le CNLA.

Plus largement, le CNLA estime que les perturbations pourraient mettre en péril environ 245 500 emplois au Canada et 18,3 G$ US de PIB.

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