Les « bons côtés » de l’affaire des Boeing 737 MAX…


Les « bons côtés » de l’affaire des Boeing 737 MAX…
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Les inconvénients causés par la suspension de vol des Boeing 737 MAX sont nombreux et notoires. L’affaire aurait même ébranlé la confiance de 40 % des Québécois envers l’industrie du transport aérien, révèlent les résultats d’un sondage de CAA-Québec publié aujourd’hui. Néanmoins, cette affaire a aussi quelques bons côtés…

La cote des conseillers à la hausse !

Ainsi, pour 12 % des répondants, l’affaire des Boeing 737 MAX a amélioré la perception de l’utilité du conseiller en voyage.

« Quand la nouvelle sur les 737 MAX est tombée, je peux vous assurer qu’on n’a pas chômé! C’était vraiment hors de notre contrôle, mais je suis très fier de ce que nos conseillers ont accompli pour prendre nos clients en charge : on a réservé d’autres vols, modifié des itinéraires, reporté des voyages... On fait tout notre possible pour qu’ils poursuivent leurs voyages », témoigne Philippe Blain, VP Voyages de CAA-Québec.

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Essor de l’assurance annulation et interruption

Selon le même sondage, pour près du tiers des répondants, l’affaire des Boeing 737 MAX a changé leur perception sur l’importance de souscrire à une assurance annulation et interruption de voyage. Même que pas moins de 60 % des personnes interrogées auraient l’intention d’y souscrire pour leurs voyages de cet été. C’est six points de plus que l’an dernier.

À ce propos, Suzanne Michaud, VP Assurances chez CAA-Québec, témoigne que l’assurance annulation et interruption de voyage a été utile à certains clients après l’interdiction de vol des Boeing 737 MAX. « On a eu des cas », dit-elle.

« Si vous êtes à l’étranger et que vous apprenez que votre vol de retour est retardé de trois jours, ça peut être un peu stressant. Ou encore, si vous arrivez en retard à destination, votre vol de correspondance ne vous attend pas ! La croisière que vous deviez commencer à Miami est rendue en Jamaïque ! Et ce n’est pas toujours possible de se faire rembourser les hôtels, les excursions et les activités qu’on a réservées », illustre-t-elle.

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CAA-Québec profite de l’occasion pour rappeler l’importance de bien magasiner son assurance annulation et interruption de voyage et de garder en tête que l’assurance du bureau ou de la carte de crédit ne suffit peut-être pas.

Parlons de l’assurance santé voyage

CAA-Québec profite aussi de l’occasion pour promouvoir l’importance d’une autre protection, l’assurance soins médicaux d’urgence, dont encore 15 % des voyageurs entendent se priver lors de leurs voyages cet été.

« On aimerait bien faire bouger cette statistique-là, parce qu’on entend dans les médias tellement d’histoires abracadabrantes de voyageurs qui se sont retrouvés avec des factures de dizaines de milliers de dollars pour des soins médicaux. Ce sont surtout les jeunes et je pense que plusieurs n’y pensent juste pas! Alors, parlons-en! Simplement demander ce qu’ils comptent faire s’ils se cassent une jambe, ça peut faire réfléchir! » suggère Suzanne Michaud.

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