Vendredi,  22 janvier 2021  6:35

Le test COVID dans les 96 heures (au lieu de 72) pour 24 destinations... jusqu’au 14 janvier!


Le test COVID dans les 96 heures (au lieu de 72) pour 24 destinations... jusqu’au 14 janvier!
Le ministre des Transports, Marc Garneau. (Capture d'écran)

Le gouvernement du Canada vient d’annoncer de (légers) assouplissements (très) temporaires à sa nouvelle exigence (qui entre en vigueur le 7 janvier à minuit) que les voyageurs aériens présentent une preuve d’un résultat négatif à un test COVID dans les 72 heures avant leur départ pour le Canada.

Pour 24 pays/territoires, le test PCR ou LAMP sera accepté dans les 96 heures (au lieu de 72 heures). Cet assouplissement n’est valable que jusqu’à 00:01 (HNE) le 14 janvier 2021.

Les pays concernés par ce délai de 24 heures supplémentaires sont les suivants :

  • Antigua-et-Barbuda
  • Aruba
  • Bahamas
  • Barbade
  • Bermudes
  • Bonaire, Saint-Eustache et Saba
  • Brésil
  • Colombie
  • Costa Rica
  • Cuba
  • Curaçao
  • République dominicaine
  • El Salvador
  • Guadeloupe
  • Guyane
  • Jamaïque
  • Martinique
  • Mexique
  • Panama
  • Sainte-Lucie
  • Saint-Vincent-et-les Grenadines
  • Saint-Martin
  • Trinité-et-Tobago
  • Îles Turques et Caïques

Transports Canada indique qu’il s’agit de « pays/territoires où les capacités de dépistage sont rares et pour lesquels la fenêtre de 72 heures n’est pas possible ».

On remarque que la plupart des destinations d’Amérique latine et des Caraïbes appréciées des Canadiens figurent sur la liste.

Haïti et Saint-Pierre-et-Miquelon

Un autre « assouplissement » à la nouvelle exigence a été annoncé lors de la conférence de presse du 6 janvier du ministre des Transports, Marc Garneau. Il concerne Haïti et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Temporairement, aucun test COVID n'y sera requis en raison du manque de capacité ou de disponibilité des tests : jusqu’au 21 janvier dans le cas d’Haïti et jusqu’au 14 janvier dans le cas de Saint-Pierre-et-Miquelon.

À propos des tes tests acceptés

Alors qu’on croyait jusqu’ici que le seul test de dépistage accepté dans le cadre de la nouvelle exigence était le PCR (réaction de polymérisation en chaîne moléculaire), il appert que le test LAMP (amplification isotherme à médiation par boucle) est également accepté.

À l’heure actuelle, les voyageurs sont « encouragés » à faire tout ce qu’ils peuvent afin que leur test soit effectué dans un laboratoire ou un établissement de dépistage fiable (par exemple, qui soit reconnu par le gouvernement local ou accrédité par un tiers comme une organisation professionnelle ou une organisation internationale de normalisation).

Pour certaines destinations, des renseignements à propos des établissements locaux de dépistage de la COVID-19 sont disponibles sur le site Voyage.gc.ca.

Le gouvernement du Canada prévient qu'il pourrait éventuellement « exiger » que les tests de COVID-19 soient effectués dans certains laboratoires ou établissements accrédités en particulier. Le cas échéant, il avertira les voyageurs.

Pas de test négatif ? Pas d’embarquement !

Au cours du point de presse, le ministre Garneau a réitéré que le transporteur aérien qui assure le vol vers le Canada refusera automatiquement l’embarquement aux voyageurs ne satisfaisant pas la nouvelle exigence.

« Les voyageurs qui ont un vol prévu vers le Canada sont vivement encouragés à prendre note de ces informations, afin de se conformer aux exigences et d’éviter que les transporteurs aériens refusent leur embarquement », mentionne Transports Canada.

S’ils doutent de leur capacité à obtenir un résultat négatif à un test COVID-19 avant leur vol, les passagers sont invités à joindre leur transporteur aérien ou leur fournisseur de voyage à forfait et à ajuster en conséquence leur date de départ pour leur vol vers le Canada.

Une fois arrivés au Canada

On ajoute qu’une fois les voyageurs arrivés au Canada, les agents des services frontaliers du Canada leur poseront des questions et les observeront pour déceler tout signe de maladie.

Certains voyageurs seront dirigés vers les agents de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour une évaluation, un dépistage et une interrogation plus approfondis.

« Les agents feront preuve d’une grande vigilance envers les plans de quarantaine des voyageurs tout en veillant à ce qu’ils soient admissibles au Canada. L’ASPC travaille en étroite collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada et les organismes provinciaux d’application de la loi pour vérifier la conformité des voyageurs à leur retour », prévient-on.

La quarantaine et toutes les autres restrictions demeurent !

Le ministre Garneau et les ministres qui prenaient part avec lui au point de presse – François-Philippe Champagne (Affaires étrangères), Bill Blair (Sécurité publique et la Protection civile) et Patty Hadju (Santé) – ont tous fortement insisté sur l’importance primordiale d’éviter les voyages non essentiels.

Les quatre ministres ont également souligné avec insistance que la nouvelle exigence s’ajoute aux exigences précédentes qui continuent toutes à s’appliquer entièrement – en particulier l’exigence de la quarantaine de 14 jours.

« Toute personne qui reçoit un résultat négatif et qui est autorisée à entrer au Canada doit quand même se mettre en quarantaine complète et obligatoire pendant 14 jours, à moins d’en être exemptée en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine », insiste Transports Canada.

À l’arrivée, les plans de quarantaine des voyageurs seront examinés par un fonctionnaire et, s’ils ne conviennent pas, le voyageur sera tenu de se mettre en quarantaine dans une installation fédérale de quarantaine désignée.

On rappelle aussi aux voyageurs qu’une vigilance constante est toujours requise… y compris durant la quarantaine.

« En plus de compléter leur période de quarantaine complète, les voyageurs de retour doivent surveiller les signes et symptômes de la COVID-19 et soumettre les informations par voie électronique par le biais d’ArriveCAN. Si des symptômes apparaissent, même s’ils sont légers, ou si un résultat positif à la COVID-19 est reçu une fois au Canada, les voyageurs sont invités à communiquer avec les autorités locales de santé publique. »

Gare aux contrevenants !

Transports Canada rappelle en outre que le gouvernement n’entend pas à rire avec les contrevenants à ses exigences.

Le non-respect des instructions fournies lors de votre entrée au Canada constitue une infraction à la Loi sur la mise en quarantaine et peut entraîner une peine de prison pouvant aller jusqu’à six mois et/ou une amende de 750 000 $.

Faire une fausse déclaration en vertu de l’arrêté d’urgence est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 $ pour les particuliers.

Si un transporteur aérien soupçonne qu’un voyageur a fourni des informations fausses ou trompeuses concernant les résultats de son test PCR ou LAMP, il est tenu d’en informer Transports Canada.

Pour leur part, les transporteurs aériens qui ne se conforment pas aux exigences de l’arrêté d’urgence ou à d’autres exigences réglementaires en vertu de la Loi sur l’aéronautique pourraient se voir imposer une amende pouvant aller jusqu’à 25 000 $.


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