Vendredi,  30 octobre 2020  16:17

Le commandant Piché au secours de l’aviation !


Le commandant Piché au secours de l’aviation !
Robert Piché en 2016, lors la 7e édition de l’événement Kick-Off Motivation de l’ACTA.

Célèbre pour avoir sauvé la vie de 300 passagers en 2001, le commandant Robert Piché se porte aujourd’hui au secours de l’industrie de l’aviation menacée par la pandémie de COVID-19 et par l’inaction du gouvernement canadien.

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L’ancien pilote d’Air Transat, qui a pris sa retraite en octobre 2017, a pris la plume pour demander, au nom de mes anciens confrères, l’aide des gouvernements et pour les sensibiliser aux enjeux liés à l’aviation afin qu’ils prennent des actions.

« Laissez-nous voler ou… volez à notre secours ! »

Dans son texte, publié dans la section Débats de La Presse+, M. Piché exprime d’emblée son inquiétude pour l’avenir d’Air Transat – « cette entreprise foncièrement québécoise » grâce à laquelle il a parcouru la planète aux commandes d’un Airbus 330 pendant 22 ans. 

Mais il est tout aussi inquiet pour l’industrie de l’aviation en général...

« Je réalise très bien que la pandémie ne touche pas seulement le secteur de l’aviation, mais comment grande peut être la déception pour ceux qui, comme moi, ont contribué à développer cette industrie qui était en pleine ébullition au début de nos carrières et qui, quelque 50 années plus tard, va disparaître par manque d’implication de nos gouvernements ! »

Robert Piché dit approuver la décision prise par le gouvernement en mars dernier de fermer les frontières et d’imposer une quarantaine aux voyageurs qui rentraient au pays.

« Ce fut selon moi une bonne décision pour préserver la santé de la population canadienne. »

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« Même pas d’ouverture pour un dialogue ! »

Par contre, l'ex-pilote déplore que ce soit toujours le statu quo au Canada sur les consignes sanitaires, et ce, alors que de nombreux autres pays, autant en Europe, en Asie qu’aux États-Unis, « ont pris des mesures de relance du transport aérien en se basant sur la science et en aidant financièrement leur industrie ».

« D’après mes collègues, il n’y a même pas d’ouverture pour un dialogue entre le gouvernement et le secteur aérien afin d’envisager une lueur d’espoir pour une reprise éclairée et redonner espoir à plus de 50 000 travailleurs directs et 141 000 emplois indirects », se désole-t-il.

Selon Robert Piché, l’inaction des gouvernements pourrait même empêcher définitivement l’industrie de revenir « au niveau d’avant la pandémie » – ce qui aurait pour triste conséquence de compromettre les rêves des futures générations de parcourir le monde...

« Il n’y a rien que je puisse faire personnellement pour améliorer la situation si ce n’est demander l’aide de nos gouvernements au nom de mes anciens confrères et les sensibiliser aux enjeux liés à l’aviation afin qu’ils prennent des actions. Je terminerai en citant un de mes anciens collèges : "Au secours ! Laissez-nous voler ou volez à notre secours !" » conclut le commandant Piché.

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