Jeudi,  24 septembre 2020  13:23

La quarantaine obligatoire et les restrictions entraînent des dommages potentiellement irréparables, selon le CAC


La quarantaine obligatoire et les restrictions entraînent des dommages potentiellement irréparables, selon le CAC
Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada (CAC).

Selon Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada, le coût d’une quarantaine de 14 jours et des nombreuses restrictions de voyages imposées aux Canadiens entraîne des dommages importants et potentiellement irréparables pour le secteur du transport aérien.

LIRE PLUS : Ottawa limite les arrivées internationales à 4 aéroports canadiens

« Le gouvernement du Canada et ses homologues provinciaux et territoriaux doivent instaurer des mesures plus efficaces, telles que les dépistages rapides et la recherche des contacts, afin d’identifier et d’isoler les personnes porteuses du virus, tout en permettant aux voyageurs en santé d’entrer au Canada sans se voir imposer une quarantaine », plaide-t-il.

Hausse des frais, réduction des services

Le président du CAC rappelle que les voyages ont chuté de quelque 90 % à la suite des restrictions et avertissements aux voyageurs émis par le gouvernement. Cela menace la capacité pour les aéroports de desservir les passagers, les transporteurs aériens et les communautés, insiste-t-il.

« Si la faible demande se poursuit, comme plusieurs l’anticipent, les aéroports seront contraints d’envisager une série d’options peu souhaitables, comme une hausse des frais d’utilisation ou une réduction, voir une élimination de services offerts à leurs résidents et leur communauté. »

Daniel-Robert Gooch affirme que le modèle aéroportuaire canadien, basé sur le principe de l’utilisateur-payeur, fonctionnait très bien jusqu’à l’apparition de la COVID-19...

« Toutefois, un système basé sur l’utilisateur-payeur ne peut fonctionner si l’utilisateur n’y est pas », observe-t-il.

Intervention d'Ottawa demandée

Pour faire face aux pertes financières catastrophiques qui ne cessent de s’accumuler, le CAC demande l’intervention du gouvernement du Canada. Le Conseil mentionne que le gouvernement américain est, pour sa part, déjà intervenu...

« En effet, les aéroports américains bénéficient d’un avantage concurrentiel, du fait que le gouvernement fédéral leur a déjà accordé 10 milliards USD pour les aider à se remettre de la crise. »

Selon Daniel-Robert Gooch, comme les restrictions imposées aux voyages et aux frontières ont considérablement réduit les revenus et le volume de passagers – « et ce, pour une période beaucoup plus longue que ce qu’on aurait anticipé » –, un engagement du gouvernement pour un soutien financier sur plusieurs années est requis.

La direction du CAC a rencontré des représentants élus de haut niveau, afin d’identifier solutions permettant aux aéroports de maintenir les liaisons aériennes essentielles aux communautés, tout en protégeant la santé et la sécurité des voyageurs et du personnel.

« Les choses vont certes demeurer difficiles pour nous au cours des semaines et des mois à venir. Toutefois, les aéroports du Canada demeurent prêts à collaborer avec le gouvernement fédéral, afin de remettre le secteur du transport aérien sur pied et d’en faire à nouveau l’actif national dynamique et florissant qu’il était il y a à peine un an », conclut le président du CAC.



Indicateur