La distanciation sociale pourrait faire grimper le prix des billets d'avion, selon l'IATA

  • Aviation
  •   15-04-2020  12:04
  •   Pax Global Media

La distanciation sociale pourrait faire grimper le prix des billets d'avion, selon l'IATA
Alexandre de Juniac, directeur général et PDG de l'Association du transport aérien international (IATA).
Pax Global Media

L'Association du transport aérien international (IATA) affirme que les prix des billets d'avion pourraient potentiellement monter en flèche dans un monde post-COVID-19.

Lors d'un point de presse organisé le 14 avril, le directeur général et chef de la direction de l'IATA, Alexandre de Juniac, a averti qu'une fois le monde de l'aviation aura rouvert, de nouvelles règles strictes seront en vigueur pour réduire la propagation mondiale du COVID-19, mais finalement, les passagers en paieront le prix.

LIRE PLUS : Les revenus des compagnies aériennes plongeront de 55 % cette année

Alexandre de Juniac a introduit deux nouveaux termes que ceux qui travaillent dans l'industrie aéronautique devraient prendre note : « la dé-densification », qui fait référence à la réduction du nombre de passagers sur un avion donné, et « la neutralisation », qui impose que certains sièges doivent rester inoccupés, et ne pourront pas être vendus.

Par conséquent, le prix des billets peut augmenter à mesure que moins de sièges deviennent disponibles.

Le média The Independent rapporte que si une compagnie aérienne devait réduire d'un tiers son nombre de passagers, les tarifs augmenteront de 50% en conséquence.

WestJet s'est déjà engagé dans le processus de neutralisation, après avoir annoncé que jusqu'au 4 mai 2020, le siège central de ses Boeing 737 et 787 ne sera pas disponible pour la réservation.

« Nous n'avons jamais vu de ralentissement aussi profond auparavant », indique Alexandre de Juniac. « Dans notre dernier scénario, les revenus passagers en année pleine chutent de 55% par rapport à 2019, tandis que le trafic chute de 48%. En d'autres termes, la moitié de notre activité disparaît. C'est catastrophique. »

L'avenir de l'aviation

La demande des consommateurs déterminera finalement le résultat du prix des billets, car Alexandre de Juniac note que les passagers hésiteront à prendre l'avion à moins que leur confiance ne soit complètement rétablie – confiance dans l'état de l'économie, ainsi que la garantie que leurs déplacements ne seront pas affectés par les restrictions de quarantaine).

« Les décisions individuelles des pays ne peuvent pas permettre la restauration des services aériens internationaux lorsque les autres marchés restent fermés », déclare Alexandre de Juniac.

LIRE PLUS : Remboursement vs crédit voyage : l’IATA prône les bons de voyage !

Jusqu'à ce que les marchés des connecteurs soient entièrement rétablis, les voyageurs pourraient voir des tarifs plus élevés, car certains vols pourraient être plus difficiles à synchroniser harmonieusement, sans escale ni correspondance.

Selon Alexandre de Juniac, les pays qui ont réussi à stopper la propagation à l'intérieur de leurs propres frontières, comme la Chine et la Corée du Sud, "doublent désormais les restrictions sur les voyages internationaux parce qu'ils ne veulent pas risquer d'importer une deuxième épidémie".

« Les gouvernements qui rouvrent leurs économies doivent avoir la certitude que la maladie est également sous contrôle dans les pays avec lesquels ils font des affaires », note Alexandre de Juniac. « Sinon, ils ne rendront pas le voyage facile ou pratique. »

Indicateur