FLYGTA : la demande pour les jets privés s’envole – et il n'a jamais été aussi facile d’en réserver


FLYGTA : la demande pour les jets privés s’envole – et il n'a jamais été aussi facile d’en réserver
Chris Nowrouzi, PDG de FLYGTA. [Pax Global Media]
Michael Pihach

Michael Pihach est un acteur actif de l'industrie des médias au Canada depuis plus de 10 ans. Il a débuté sa carrière en tant que journaliste et éditeur pour diverses publications, telles que le Toronto Xtra! et les magazines IN, ainsi que le magazine 2B à Montréal.

Au milieu des scènes quotidiennes de longues files d'attente, de vols annulés et de bagages égarés dans les aéroports canadiens, l'idée de prendre un avion privé pour aller de A à B peut sembler une bonne idée de nos jours...

Imaginez la commodité de tout cela : arriver à l'aéroport comme une vedette rock pour monter à bord de votre avion personnel sans temps d'attente ni foule. Il suffit de montrer son passeport et de sauter à bord, puis de se prélasser dans le luxe d'avoir son propre équipage juste pour soi et son groupe…


Pas juste pour les ultra-riches et les célébrités

Le terme « avion privé » évoque des PDG ultra-riches et des célébrités. Cependant Chris Nowrouzi, PDG de la compagnie aérienne privée FLYGTA, affirme qu'un public beaucoup plus large fait son entrée sur ce marché, à mesure que la demande de voyages aériens s'envole après 28 mois de pandémie.

Des familles ou des groupes de quatre à six personnes cherchent à voyager ensemble, de terminal privé en terminal privé, pour éviter les difficultés actuelles des voyages, pour minimiser les interactions avec des inconnus, et pour gagner du temps.

Sur les vols privés internationaux, les douanes montent à bord de l'avion et dédouanent les passagers immédiatement. Dans certains cas, une voiture les attend sur le tarmac pour les prendre en charge, explique M. Nowrouzi.

Il y a aussi un facteur d'accessibilité. Les jets privés peuvent emprunter certaines routes directes inaccessibles aux transporteurs commerciaux, facilitant l’accès à certains aéroports (dans les Caraïbes, notamment).


[Pax Global Media]


Hausse de 100 % de la demande

Selon M. Nowrouzi, ce genre d'avantages séduit les voyageurs de l'ère pandémique qui ont de l'argent à dépenser. Même la clientèle qui voyage normalement en classe affaires, et qui n'a jamais envisagé l'option d'affréter un avion avant la pandémie, considère plus aisément l’option du transport aérien privé, dit-il.

« Nous avons constaté une augmentation de plus de 100 % de la demande de jets privés, affirme le PDG (qui a commencé à piloter des avions à l'âge de 15 ans et qui a lancé FLYGTA en 2016).

Un affrètement avec FLYGTA – qui opère à partir de six sites en Ontario et au Québec – coûte environ 25 000 $ (taxes, frais et commodités inclus). Divisé entre sept personnes, c’est une offre compétitive si on la compare au prix de certains sièges en classe affaires aujourd'hui.

Les conseillers en voyages reçoivent une commission de 6 % de FLYGTA sur les ventes.


Maintenant dans des GDS

Outre la demande croissante de voyages sans tracas, la hausse de la demande pour les jets privés s’explique aussi par le fait que ce n'est que récemment qu'une compagnie charter, comme FLYGTA, peut vendre son produit directement via le réseau mondial de distribution.

En effet, le mois dernier, FLYGTA a annoncé un déploiement mondial avec Travelport et Amadeus, ce qui a représenté une première. Un accord avec Sabre devrait entrer en vigueur plus tard cet été.

L’accès aux GDS simplifie grandement la distribution du produit par rapport à l'ancien système.

« C'était un gros problème, reconnaît M. Nowrouzi. Chaque fois que quelqu'un voulait réserver, il devait passer par notre site Web ou par les courtiers mandataires. Il pouvait y avoir 15 courriels avant qu'un chiffre réel ne soit présenté au client. Du devis à la réservation, il fallait compter deux à cinq jours en moyenne. »

L’accès aux GDS a changé les choses du tout au tout.


[FLYGTA]


D’autres projets

Parallèlement, FLYGTA s'apprête également à lancer son système ORCUS Travel Systems, qui met la distribution de jets privés à la disposition d'autres compagnies aériennes qui souhaitent adopter ce modèle économique et travailler avec des agences de voyages en ligne.

FLYGTA prévoit également de lancer, cet hiver, des voyages organisés de luxe vers des destinations ensoleillées telles que les Bahamas, les îles Turques et Caïques et la Floride – voyages qui seront commissionnables, précise M. Nowrouzi.

Basée à l'aéroport Billy Bishop de Toronto, FLYGTA exploite une flotte de sept appareils, composée de jets et de turbopropulseurs de six à huit places. Les vols de YTZ, YYZ et bientôt YUL et d’autres aéroports peuvent avoir pour destination la Floride, les Bahamas et plusieurs autres destinations américaines et caribéennes.

Info : flygta@voxinternational.com







Tenez-vous à jour de toute l’actualité du voyage : abonnez-vous à PAX !



Indicateur