Vendredi,  30 octobre 2020  5:41

Marco Prud’Homme, président de OWG : « Laissez la chance au coureur ! »


Marco Prud’Homme, président de OWG : « Laissez la chance au coureur ! »
Marco Prud'Homme, président de Nolinor et de OWG, en dit plus à PAX sur cette nouvelle compagnie aérienne qui va desservir des destinations soleil.

Hier (7 juillet), Nolinor Aviation annonçait le lancement d’OWG, une division qui offrira des vols vers le Sud au départ de Montréal et de Toronto.

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PAX s’est entretenu avec Marco Prud’Homme, président de Nolinor et d’OWG.


Pourquoi annoncer le lancement d’OWG maintenant, en pleine crise sanitaire ?

La date était prévue depuis longtemps. Nous travaillons sur ce projet depuis deux ans et les choses ont avancé rondement, sans égard à la COVID. Nous avons jugé qu’il serait intéressant de dévoiler notre projet alors que l’actualité est plus tranquille.

On sait qu’OWG doit desservir des destinations du Sud. Lesquelles ? 

La programmation devrait être présentée d’ici deux ou trois semaines.

Peut-on envisager d’autres destinations que le Sud à plus long terme, l’Europe, par exemple ?

Avant de se mettre à courir, on va commencer par marcher. L’Europe ne fait pas partie de nos projets pour le moment.

Au départ de quels aéroports OWG proposera-t-elle ses vols ?

À ce jour, nous avons conclu des ententes avec Aéroports de Montréal pour Montréal-Trudeau ainsi qu’avec la GTAA pour Toronto-Pearson.

Peut-on envisager des vols au départ d’autres villes du Québec, comme Québec ?

Nous ne mettons pas un X là-dessus, mais ce n’est pas prévu actuellement.

À partir de quand les vols de OWG seront-ils offerts ? 

C’est impossible à dire maintenant. Ça va dépendre de l’évolution de la crise de la COVID, de la réouverture des frontières, de la fin de l’obligation de s’isoler pendant deux semaines au retour d’un voyage, etc.

Mais dès qu’on sera sorti de cette crise planétaire, nous serons sur la ligne de départ.

Un appareil d'OWG sur le tarmac.

Pourquoi ce nom : OWG ?

Quand nous avons parti le projet, nous n’avions pas de nom en tête. Nous avons formé une petite équipe incluant des gens de l’extérieur pour faire du brainstorming et trouver un nom qui fasse jeune et dynamique.

C’est dans ce contexte qu’est apparue l’expression « Off we go », à laquelle OWG fait un clin d’œil. Nous souhaitions une marque de commerce qui fasse jeune et dynamique. Nous croyons qu’avec le temps les passagers finiront par donner leur propre couleur à OWG.

Vous insistez beaucoup sur le fait que OWG n’est pas un low cost. Pourquoi ?

Personnellement, je n’aime pas le concept du low cost. Je ne crois pas non plus que les gens aiment être collés comme des sardines et être privés de service en vol. Nos études de marché nous font croire que ce modèle n’est pas souhaitable ni même viable. Nous avons décidé de nous en tenir loin.

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OWG ne se distinguera donc pas de ses concurrents par ses tarifs ?

Effectivement, nous ne prévoyons pas nous lancer dans une guerre de prix. 

Nos tarifs seront concurrentiels. Nous présenterons notre structure de prix, notre tarification, au cours des prochaines semaines.

Si ce n’est pas au niveau des tarifs ni au niveau des destinations, de quelle façon OWG se distinguera-t-elle de ses concurrents ?

Notre stratégie repose sur l’expérience que nous procurerons à nos clients. Ce qui nous distinguera, ce sera surtout au niveau de la qualité du service en vol, de la ponctualité et de l’attitude vis-à-vis des passagers.

C’est ce qui fait la force de Nolinor fait depuis 27 ans et que nous allons exporter dans notre nouvelle marque. On a parfois l’impression que les passagers sont pris pour acquis. C’est le contraire de notre stratégie d’affaires.

Nous croyons que nos passagers apprécieront leur expérience et nous feront ensuite bénéficier du bouche-à-oreille.  

Y aura-t-il plusieurs classes de sièges à bord ?

Non. Nos trois Boeing 737-400 comportent 158 sièges et sont entièrement configurés en classe économique.

Je tiens toutefois à préciser que, pour ce qui est des sièges, nous serons la première compagnie à utiliser ceux de conception européenne en titane, à la fois minces, robustes, confortables et laissant plus d’espace aux passagers.

Un appareil d'OWG en vol.

Comment les produits de OWG seront-ils commercialisés? 

Nous sommes en 2020, alors les billets seront disponibles en ligne sur le site de l’entreprise. Nous sommes également en discussion avec des acteurs de l’industrie. Nous avons déjà reçu beaucoup de demandes des agents de voyages. Alors, nous verrons de quelle manière nous allons y répondre.

Prévoyez-vous commissionner les agents de voyages qui vendraient OWG ?

Nous ne sommes pas rendus là dans notre réflexion, mais il me semble que ce serait la moindre des choses.

OWG a-t-elle déjà des ententes avec d’autres acteurs de l’industrie du tourisme voyage – avec des voyagistes par exemple ? 

Des gens nous ont manifesté leur intérêt à réserver des blocs de sièges. Nous espérons pouvoir en arriver à une entente de façon à faire une annonce bientôt. Je ne peux confirmer ni infirmer aucun nom à ce stade-ci.

Pourquoi OWG porte-t-elle le même nom et à la même adresse internet qu’un magazine de voyages-vacances lancé par l’entrepreneur David Grégoire en 2019 ?

David faisait effectivement partie de notre équipe de recherche. Le lancement de ce magazine faisait partie de nos démarches visant à tâter le pouls du marché.

OWG vient d’obtenir l’autorisation du ministère des Transports d’offrir des vols réguliers internationaux. Attendez-vous d’autres autorisations ? 

L’autorisation du ministère des Transports nous est parvenue – par un heureux hasard – à la veille de la diffusion de notre annonce. C’était la seule pièce qui manquait au puzzle. Nous avons toutes les autres autorisations, tous les certificats, depuis plusieurs années.

Un message aux lecteurs de PAX ?

Il faut laisser la chance au coureur ! Nous sommes là pour faire des affaires et nous invitons toute personne intéressée à prendre contact avec nous.

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