COVID oblige : les FAA sont passés de 30 $ à 35 $ à YUL


COVID oblige : les FAA sont passés de 30 $ à 35 $ à YUL
Philippe Rainville, président-directeur général d'ADM Aéroports de Montréal.

Le 1er février dernier, les frais d’améliorations aéroportuaires (FAA) sont passés de 30 $ à 35 $ à YUL Aéroport international Montréal-Trudeau. Cette majoration fait partie d’un ensemble de nouvelles mesures prises par ADM Aéroports de Montréal pour le maintien de ses opérations dans le contexte de pandémie.

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« Alors que les perspectives de reprise des déplacements aériens au niveau international se font de plus en plus sombres et que le nombre de passagers accueillis à YUL Aéroport international Montréal-Trudeau continue d’être en chute libre, ADM Aéroports de Montréal a dû mettre en place de nouvelles mesures exceptionnelles afin d’assurer la poursuite de ses opérations », explique ADM.

L’administration aéroportuaire précise que les FAA chargés aux passagers en partance de YUL employés exclusivement pour financer les projets d’infrastructure essentiels au maintien d’opérations sécuritaires à YUL.

Parallèlement à leur majoration, ADM rappelle avoir aussi haussé les frais aéronautiques à YUL et à YMX de 2,5%. Les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le 1er janvier.

ADM a également annoncé un ajustement de la redevance d’atterrissage pour les vols tout-cargo ainsi qu’un ajustement de la redevance minimale pour tous les vols à YUL. Cette hausse entrera en vigueur le 1er avril prochain.

Des frais équivalant aux FAA d’un montant de 10$ par siège seront aussi, à compter de la même date, exigés pour tous les vols n’utilisant pas l’aérogare ainsi que pour l’aviation générale à YUL.

Dans les semaines à venir, ADM prévoit initier un processus pour solliciter le consentement des détenteurs de toutes les obligations en circulation afin de se libérer de certaines de ses obligations.

Manque à gagner de 300 M$ en 2020

Pour l’année 2020 seulement, ADM estime qu’elle aura enregistré un manque à gagner de 300 M$.

Or, les nouvelles restrictions récemment annoncées, l’émergence de variants de la COVID-19 et le prolongement de la fermeture des frontières vont continuer d’exercer une pression importante sur les résultats financiers de l’année 2021.

« ADM se trouve à la croisée des chemins »

« ADM se trouve à la croisée des chemins, bien que nous croyons toujours en la résilience de notre industrie », a indiqué le PDG d’ADM, Philippe Rainville.

À court terme, ADM doit assurer sa survie pour une période encore difficile à déterminer. Mais il y a aussi le moyen et le long terme…

« Nous devons veiller à conserver l’intégrité de nos actifs tout en tentant d’obtenir l’aide nécessaire pour aller de l’avant avec la construction de la station du REM, qui sera bénéfique pour toute la communauté. »

Selon lui, bien que les hausses de tarifs annoncées seront utiles, elles sont bien loin d’être suffisantes.

« En temps opportun, nous aurons notamment à former les centaines d’employés dont nous avons dû nous départir en début de crise pour ainsi assurer un service adéquat au moment de la relance », illustre M. Rainville.

Il conclut :

« Nous savons que les gouvernements reconnaissent l’impact drastique qu’a la pandémie sur notre industrie, et nous continuons d’espérer que des programmes d’aides seront annoncés sous peu. »

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