Air France relève le défi de réduire de moitié les émissions de CO2 sur deux de ses vols

  • Aviation
  •   04-05-2022  14:08
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Air France relève le défi de réduire de moitié les émissions de CO2 sur deux de ses vols
À gauche : Catherine Guillemart-Dias (Air France) et Philippe Rainville (Aéroports de Montréal) [Air France]
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Grâce à un ensemble d’actions de limitation de l’empreinte environnementale, Air France est parvenue à réduire de moitié les émissions de CO2 de deux de ses vols. La démarche s’inscrivait dans le cadre du défi « Skyteam Sustainable Flight Challenge ».

L’opération s’est déroulée sur deux vols commerciaux au départ de Paris-Charles de Gaulle. Le premier a été opéré le 3 mai en Airbus A350 à destination de Montréal. Le second, opéré en Airbus A220, a eu lieu le 4 mai à destination de Lisbonne.

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Les A350 et A220

Appareils de dernière génération, les A350 et A220 sont au cœur de la stratégie de renouvellement de la flotte d’Air France. Ils consomment 20 à 25 % de carburant en moins que les avions de génération précédente et leur empreinte sonore est réduite d’un tiers.

D’ici 2030, ces appareils représenteront 70 % de la flotte Air France contre 7 % aujourd’hui grâce à un investissement de 1 G€ par an d’ici 2025.

Carburant d’Aviation Durable

Les deux vols étaient alimentés avec 16 % de Carburant d’Aviation Durable (SAF) pour le vol vers Montréal et 30 % pour le vol vers Lisbonne. Cela sa compare à 1 % actuellement pour les vols au départ de France dans le cadre de la règlementation.

Ces carburants non fossiles sont produits à partir de biomasses comme des huiles de cuisson usagées. Ils n’entrent donc pas en concurrence avec la chaine alimentaire et permettent en moyenne une réduction de 80 % des émissions de CO2 par rapport au carburant conventionnel, sur l’ensemble de leur cycle de vie.


Photo du haut : François Guérin (commandant de bord Air France), Catherine Guillemart-Dias (directrice générale Air France KLM Canada), Philippe Rainville (président d’Aéroports de Montréal), Julie De Haas (copilote Air France) et Fabien Pelous (vice-président Expérience Client Air France). Photo du bas : Le commandant et la copilote entourés de membres de l’équipage. [Air France]


Actions d’écopilotage

Au sol et à bord, les pilotes ont mis en œuvre des actions d’écopilotage, comme le roulage sur un seul moteur au sol ou l’optimisation des trajectoires en temps réel, opérée en coordination avec les services de la navigation aérienne.

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Une illustration concrète

« Après l’annonce de nos nouveaux objectifs de réduction d’émissions de CO2 basés sur la science, il était important pour nous d’illustrer très concrètement la manière dont notre secteur doit se transformer pour répondre à l’urgence climatique », indique Vincent Etchebehere, directeur du développement durable et des nouvelles mobilités d’Air France.

Il explique qu’avec les deux vols, Air France et ses partenaires ont voulu démontrer la performance des leviers déjà connus et mis en œuvre, tout en imaginant « des solutions nouvelles pour aller plus loin et plus vite dans la réduction des émissions ».

« Notre transition environnementale est exigeante, complexe, mais elle n’est pas une option. Air France est déterminée à explorer toutes les pistes d’innovation imaginées par les autres compagnies de l’alliance SkyTeam, qui partagent son ambition de rendre le transport aérien compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris », ajoute Vincent Etchebehere.


[Air France]


Les enseignements chiffrés (tels que le niveau de réduction des émissions de CO2 pour chacun des leviers activés) de même que les retours des clients présents sur les deux vols seront analysés. Ils alimenteront notamment la réflexion sur les pistes les plus à même de limiter à l’avenir l’empreinte carbone des activités régulières d’Air France.

Ces enseignements seront partagés avec les autres compagnies de l’alliance SkyTeam ayant participé au « Skyteam Sustainable Flight Challenge » – une initiative qui vise, rappelons-le, à stimuler et encourager l’innovation en invitant les compagnies membres de l’alliance à réaliser des vols les plus écoresponsables possibles du 1er au 14 mai.

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Le programme « Air France ACT »

Rappelons que, le 13 avril dernier, Air France lançait « Air France ACT », un programme présentant sa nouvelle trajectoire de décarbonation, laquelle vise -30 % d’émissions de CO2 par passager-km d’ici 2030 par rapport à 2019, soit -12 % d’émissions totales.

L’ensemble de la stratégie environnementale d’Air France peut être consultée sur le site dédié : airfranceact.airfrance.com





Les actions mises en oeuvre à chaque étape du voyage


En amont du vol :

  • Une communication invite les clients à limiter le volume et le poids des bagages emportés. Afin de limiter le gaspillage alimentaire, ceux-ci sont encouragés à présélectionner leur repas pour ne charger que les produits nécessaires ;
  • Dans les salons : offre de restauration plus durable, locale et de saison, utilisation de matériaux écoresponsables ;
  • Opérations 100% électriques au sol : repoussage électrique de l’avion, transport des équipages en bus électrique entre leur base et le point de parking de l’avion, tracteur autonome de bagages, transport électrique du fret.

À bord :

  • Utilisation d’avions de nouvelle génération (Airbus A350, Airbus A220) émettant jusqu’à -25 % de CO2 en moins ;
  • Utilisation de Carburant d’Aviation Durable produit par TotalEnergies à hauteur de 16 % vers Montréal et 30 % vers Lisbonne, permettant dans le cas de ces deux vols, une réduction de 90 % des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie, supérieure à la moyenne de 80 % retenue par l’industrie ;
  • Pratique de l’écopilotage (un seul moteur mis en route au roulage, utilisation des innovations embarquées pour l’optimisation tactique des trajectoires, optimisation de la montée et de la descente), permettant de réduire de 3 à 4 % la consommation de carburant sur chaque vol ;
  • Utilisation de matériel de restauration plus durable (Voiture Repas de nouvelle génération plus légère, plateaux recyclés et recyclables, vaisselle fabriquée à partir de bagasse, couverts et bâtonnets en bois FSC, gobelets en carton, suppression des bouteilles en plastique individuelles) ;
  • Limitation du gaspillage par le choix du plat chaud en amont du vol pour toutes les cabines et distribution à la demande des trousses de confort (produites en matières recyclées et contenant des produits cosmétiques bio) en cabines Business et Premium Economy ;
  • Tri sélectif à bord : tri notamment des bouteilles plastiques, des briques de jus et des canettes ;
  • Mise en place d’une restauration plus durable, entièrement préparée en France, avec une offre 100% végétarienne sur moyen-courrier et la possibilité pour les clients voyageant vers Montréal de choisir en amont du vol entre une prestation végétarienne ou un plat intégrant de la viande origine France ou du poisson issu de la pêche durable MSC.

À l’arrivée à Montréal-Trudeau

  • Les actions suivantes font partie de celles mises en place à l’arrivée à Montréal-Trudeau (certaines sont déjà en place pour tous les vols d’Air France) :
  • Roulement avec un seul moteur
  • Branchement sur le groupe électrique de l’alimentation au sol à l’arrivée. À YUL ces unités sont accrochés aux passerelles.
  • Fermeture du groupe auxiliaire de puissance à bord :  l’APU (Auxiliary Power Unit).  Il s’agit d’un petit réacteur à l’arrière de l’appareil pour fournir de l’électricité et de l’air pour le chauffage et la climatisation de la cabine lorsque les moteurs sont éteints.
  • Convoyeur électrique utilisé pour décharger les bagages de la soute 5.
  • Tractation des charriots contenant les bagages (soute 5) vers le terminal avec un tracteur dont les moteurs sont électriques : ce véhicule (camion blanc de TSAS avec un logo vert) est issu d’un projet d’économie circulaire auquel est associée la firme québécoise Ingenext. Les véhicules sont réhabilités en remplaçant le groupe moteur à essence (dont les pièces ne sont plus maintenues en inventaire) avec des moteurs électriques provenant de véhicules accidentés.


[Air France]


 



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