Aide sectorielle à l’aviation : la protection des commissions fait partie des discussions, révèle le ministre Alghabra


Aide sectorielle à l’aviation : la protection des commissions fait partie des discussions, révèle le ministre Alghabra
Le ministre des Transports, Omar Alghabra (capture d'écran).

En réponse à une question de la députée conservatrice Stephanie Kusie (Calgary Midnapore), le ministre des Transports, Omar Alghabra, a confirmé, le 18 février, que la protection des commissions des agents de voyages fait partie des discussions en cours avec les transporteurs aériens.

Au cours de cet échange survenu dans le cadre d'une rencontre du Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités, le ministre Alghabra, notons-le, ne s’est pas avancé aussi loin que le lui suggérait la députée Kusie : la vice-présidente du Comité lui demandait s’il serait interdit aux compagnies aériennes de procéder à des rappels de commissions dans le cadre du plan de sauvetage…

Néanmoins, la réponse du ministre a ravi l’ACITA (Association of Canadian Independent Travel Advisors).

« Aujourd’hui, c’est la première fois qu’il était dit publiquement que nous sommes pris en considération dans le plan de sauvetage », s’est réjouie l’Association.

LIRE PLUS – La pétition de l’ACITA contre le rappel des commissions est présentée à la Chambre des communes 

Sensibiliser les politiciens


Judith Coates, Brenda Slater et Nancy Wilson.


Rappelons que l’ACITA a été formé en juin 2020 pour sensibiliser les politiciens aux défis auxquels font face les agents de voyages à domicile et les agents de voyages autonomes, dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

La protection des commissions contre un rappel massif est le principal cheval de bataille du groupe fondé par Nancy Wilson (Travelonly), Judith Coates (The Travel Next Door) et Brenda Slater (Beyond the Beach).

C’est d’ailleurs l’ACITA qui est à l’origine de la pétition contre le rappel des commissions, qui a été présentée officiellement à la Chambre des communes le 4 février dernier, par le député Marc Dalton. En quelques semaines, la pétition avait recueilli 5322 signatures.

Il y a quelques jours, l’ACITA a franchi une nouvelle étape dans sa croisade en parvenant à rencontrer un premier sénateur, Robert Black, après avoir sensibilisé des dizaines de députés.

« Le sénateur Black et son équipe ont été très réceptifs et serviables », a souligné Nancy Wilson, en entrevue avec PAX.

Elle précise que le sénateur Black a encouragé les membres de l’ACITA à rencontrer d’autres sénateurs; il leur a même fourni une liste de personnes-ressources clés à cette fin.

« Nous avons été encouragés d’apprendre que nous aurions l’appui de son bureau. Si les choses se rendent jusqu’à son niveau, il est important que le Sénat soit déjà informé des questions clés », indique Mme Wilson.

Mercredi (17 février), l’ACITA a aussi réussi à obtenir une rencontre avec l’un des principaux conseillers politiques du ministre des Transports – c’était le plus près que l’association avait pu s’approcher du ministre jusqu’à ce moment.

« Il nous a assuré que leur ministère est très conscient de nos préoccupations et qu’il en tient compte », dit Mme Wilson.

Exercer une influence



Les rencontres individuelles de parlementaires, via Zoom, sont au cœur de la stratégie de l’ACITA. Depuis l’été, le groupe a ainsi réussi à rencontrer plus de 160 politiciens, permettant aux conseillers en voyages d’exercer une influence alors qu’Ottawa prépare son plan de sauvetage de l’aviation.

Chaque réunion dure 30 minutes. Outre le rappel des commissions, d’autres sujets peuvent être abordés, comme l’accès à de l’aide financière, les tests rapides dans les aéroports, l’assouplissement de l’exigence d’une quarantaine de 14 jours...

L’ACITA assure avoir senti le vent tourné en faveur des agents de voyage dernièrement. 

Cela dit, le groupe entend maintenir la pression.

« Nous poursuivrons nos rencontres avec des parlementaires jusqu’à ce que nous ayons l’assurance que les commissions seront protégées », conclut Nancy Wilson.

En plus d’avoir un site web, l’ACITA gère un groupe privé sur Facebook ainsi qu’une page Facebook publique. On peut aussi suivre l’ACITA sur Twitter.


Avec Michael Pihach


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