Accident d'Ethiopian Airlines : de nouveaux indices et un début d'explication


Accident d'Ethiopian Airlines : de nouveaux indices et un début d'explication
Des rapports indiquent que le Boeing 737 MAX 8 voyageait à des vitesses inhabituellement élevées après le décollage.
Christine Hogg

Christine Hogg est éditrice adjointe au contenu numérique. Avant son arrivée chez PAX, elle a obtenu un baccalauréat spécialisé en journalisme à l'Université de Toronto. Après avoir obtenu son diplôme, elle a écrit pour plusieurs publications de voyage tout en parcourant le monde: la plus longue dura trois semaines en Europe et la plus courte seulement 16 heures en Islande.

De nouveaux indices pourraient fournir le début d'une possible explication sur ce qui aurait provoqué l'accident du vol ET 302 d’Ethiopian Airlines.

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L'avion se dirigeait vers Nairobi, au Kenya, le 10 mars, avant de s'écraser tragiquement six minutes après le décollage d'Addis-Abeba, faisant 149 morts et huit membres d'équipage, soit un total de 157 morts.

Selon des informations rapportées, le contrôleur de la circulation aérienne aurait entendu des voix affirmant que le Boeing 737 MAX 8 se déplaçait à une vitesse inhabituellement élevée après le décollage.

Selon Africa News, « une voix du poste de pilotage a demandé à réduire les altitudes, puis le pilote, qui semblait très effrayé, a évoqué un problème de contrôle de vol ». 

À ce moment-là, le pilote aurait tenté de faire un virage à droite en revenant à l'aéroport d'Addis-Abeba.

Soudainement, l'avion a tout simplement disparu du radar.

Des similitudes avec l'accident du Lion Air

Les boîtes noires de l'ET 302 sont en cours d'analyse à Paris. Là, plusieurs découvertes ont été faites.

Les éléments de preuve retrouvés sur le site de l'accident ont montré des similitudes entre le vol ET 302 et le crash de Lion Air en octobre dernier, à bord du vol JT 610.

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La tragédie d’Ethiopian Airlines de ce mois est le deuxième incident impliquant un tout nouveau Boeing 737 MAX 8 s’écrasant quelques minutes après le décollage au cours des cinq derniers mois. À la fin du mois d’octobre 2018, le vol JT 610 de Lion Air, opéré par Lion Air et se rendant à l’aéroport Depati Amir de Pangkal Pinang, a perdu contact au bout de 13 minutes seulement après le décollage. Il s’est écrasé en mer et a tué tous les passagers.

Les deux avions étaient spécifiquement conçus pour une utilisation à courte distance.

Un Boeing 737 MAX 8 opéré par Lion Air s'est écrasé en octobre dernier.

Le ministre éthiopien des Transports, Dagmawit Moges, a déclaré que les enquêteurs avaient récupéré toutes les données de vol pertinentes et qu'il existait « des similitudes évidentes... entre le vol ET 302 d'Ethiopian Airlines et le vol JT 610 de la compagnie indonésienne Lion Air ».

Le coupable déjà trouvé ?

Aucun détail n'a été révélé sur ce que pourraient être ces « similitudes », mais l'enquête est en cours et les mises à jour se poursuivront.

Dans le cas de l'accident d'avion Lion Air, les enquêteurs soupçonnent qu'un capteur d'angle d'attaque défectueux à l'extérieur de l'avion avait envoyé des données incorrectes, obligeant en fin de compte le logiciel de vol automatisé - appelé système d'augmentation des caractéristiques de manœuvre, ou MCAS - a finalement forcé l'avion à piquer du nez.

Le MCAS est une sorte de système de sécurité destiné à empêcher un avion de décrocher une fois en vol.

Hier, le 17 mars, Boeing a annoncé la finalisation d'une mise à jour logicielle et d'une révision de la formation des pilotes, qui traiteront du comportement de la loi de commande de vol du MCAS en réponse à des entrées de capteur erronées.

« Boeing continue de soutenir l'enquête et collabore avec les autorités pour évaluer les nouvelles informations à mesure qu'elles deviennent disponibles », a déclaré la compagnie dans un communiqué.

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