2020, la pire année de l’histoire pour la demande de voyages aériens


2020, la pire année de l’histoire pour la demande de voyages aériens

On commençait à s’en douter : après l’OACI, après l’OMT, voilà que l’IATA confirme à son tour que 2020 a été « la pire année de l’histoire ».

En 2020, en effet, la demande de voyages aériens a chuté de 65,9% par rapport à l’année 2019, ce qui constitue de loin le pire déclin de l’histoire de l’aviation. La chute a été plus marquée au niveau du trafic de passagers internationaux (-75,6 %) qu’au niveau du trafic intérieur (-48,8%).

Par ailleurs, « les engagements de réservation ont diminué de façon marquée depuis la fin de décembre », s’inquiète l’IATA.

Concrètement, cela signifie qu’en janvier 2021, les réservations en vue de voyages futurs étaient en baisse de 70 % par rapport à l’année précédente.

« L’année dernière a été catastrophique. Il n’y a aucune autre façon de la décrire. S’il y a eu reprise durant la saison d’été de l’hémisphère Nord, elle a été interrompue en automne et la situation s’est empirée dramatiquement durant la saison des fêtes de fin d’année, alors que des restrictions plus strictes ont été imposées en raison des nouvelles éclosions et des nouvelles souches de COVID-19 », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

LIRE PLUS – 2020 aura été la pire année de l’histoire du tourisme 

Pour ce qui est de 2021...

Pour ce qui est de 2021, l’Association prédit une amélioration de 50,4 % de la demande par rapport à 2020. Cela amènerait l’industrie à 50,6 % de la demande de 2019.

L’IATA prévient toutefois que’il existe un risque important si des restrictions de voyage plus strictes persistent en réaction aux nouveaux variants.

« Si un tel scénario se matérialisait, l’amélioration de la demande pourrait se limiter à seulement 13 % par rapport à 2020, de sorte que l’industrie en serait à 38 % du trafic de 2019. »

LIRE PLUS – Une chute de 60 % du trafic passagers en 2020

Relativiser l’effet bénéfique de la vaccination

L’IATA souligne que la vision optimiste selon laquelle l’arrivée et la distribution initiale des vaccins entraîneraient un rétablissement rapide et ordonné des voyages aériens a été balayée par les nouvelles éclosions et les nouvelles mutations de la maladie.

« Le monde est encore plus confiné aujourd’hui qu’à n’importe quel moment au cours des douze derniers mois, et les passagers sont aux prises avec un ensemble de restrictions de voyage qui changent rapidement et qui ne sont pas coordonnées à l’échelle mondiale », souligne Alexandre de Juniac.

L’Association presse donc les gouvernements de collaborer avec l’industrie pour mettre au point des normes de vaccination, de test et de validation qui rendront les gouvernements confiants que les frontières peuvent rouvrir et que les voyages aériens internationaux peuvent reprendre une fois que le virus aura été neutralisé.

LIRE PLUS – Les experts de l’OMT prévoient un rebond en 2022

Un peu d’espoir grâce au Travel Pass de l’IATA ?

Selon Alexandre de Juniac, le Travel Pass de l’IATA va favoriser ce processus en offrant aux passagers une application permettant de gérer facilement et en toute sécurité leurs voyages en fonction des exigences gouvernementales relatives à l’information sur les tests et les vaccins de COVID-19.

Mais « d’ici là, l’industrie aérienne va avoir besoin de l’aide financière des gouvernements pour demeurer viable », conclut-il.

Indicateur