1 an de fermeture de la frontière canado-américaine : il faut maintenant songer à rouvrir, disent les aéroports


1 an de fermeture de la frontière canado-américaine : il faut maintenant songer à rouvrir, disent les aéroports

Cela fait un an que les gouvernements de par le monde ont imposé des restrictions sur les voyages afin de limiter la propagation de la COVID-19. Cela fait aussi un an que la frontière canado-américaine est fermée aux voyages non essentiels.

« À l’époque, nous avions salué le leadership dont ont fait preuve les gouvernements du Canada et des États-Unis, qui avaient dû prendre cette décision difficile, mais nécessaire afin de prioriser la santé et la sécurité des citoyens des deux pays », indique l’ACI-NA (Airports Council International-North America) – l’association mère du CAC (Conseil des aéroports du Canada).

Toutefois, un an plus tard, les choses ont évolué.

« Le temps est désormais venu de réfléchir aux façons dont nous pourrons procéder à une réouverture sécuritaire de la frontière canado-américaine », affirme l’organisation qui représente les aéroports commerciaux aux États-Unis et au Canada.

L’ACI-NA rappelle que la baisse considérable et soutenue du nombre de passagers – qui atteint toujours 95 % au Canada – est venue décimer la situation financière des aéroports.

« Nous prévoyons que d’ici 2021, les pertes de revenus des aéroports américains atteindront plus de 40 G$, et plus de 5,5 G$ pour les aéroports du Canada. Ces montants ne feront qu’augmenter si les restrictions dues à la pandémie se prolongent au-delà de cette année. »

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Disparité canado-américaine

L’ACI-NA relève qu’il existe « malheureusement » une grande disparité dans la façon dont le Canada et les États-Unis appuient le secteur. Ainsi, au cours de la dernière année, le gouvernement américain a accordé une aide financière d’urgence de 20 G$ aux aéroports du pays.

Parallèlement, au Canada, le gouvernement a aussi accordé un soutien financier aux aéroports, mais celui-ci s’est avéré insuffisant – ce qui a obligé les aéroports à se tourner vers un endettement supplémentaire qui atteindra 2,8 G$ d’ici la fin de 2021.

« Sans un soutien financier plus significatif accordé aux aéroports du Canada et un plan de relance post-pandémie, la situation demeurera extrêmement précaire. »

La compétitivité menacée

« Sans un soutien significatif accordé aux aéroports durant cette crise qui perdure, des régions entières pourraient voir disparaître leur compétitivité sur le marché mondial », insiste l’ACI-NA.

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Le tourisme également impacté

L’ACI-NA ajoute que la fermeture des frontières depuis mars n’affecte pas que les aéroports et les compagnies aériennes.

« Son impact négatif est également ressenti du côté des entreprises qui exercent leurs activités dans les aéroports, de celles qui dépendent des aéroports pour mener leurs activités commerciales, et de celles issues des secteurs du tourisme et de l’hôtellerie. »

L’association fait valoir que les impacts financiers et sociétaux d’une fermeture prolongée des frontières ne feront que s’aggraver si l’on ne parvient pas à élaborer un plan de réouverture qui puisse assurer la santé, la sûreté et la sécurité du public.

« Il importe donc pour les entreprises affectées de se joindre à nous dans nos efforts afin d’exhorter le gouvernement du Canada et celui des États-Unis, de même que leurs parties prenantes, à planifier la réouverture des frontières. »

« Agissons dès maintenant afin d’être fins prêts lorsque le temps sera venu de mettre en œuvre un plan pour la réouverture des frontières », conclut l’ACI-NA.



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