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« Tout ce qu’il faut savoir sur les assurances, les voyages et la COVID-19 », selon CAA

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  •   01-12-2020  10:09
  •   Pax Global Media

« Tout ce qu’il faut savoir sur les assurances, les voyages et la COVID-19 », selon CAA
Pax Global Media

Aux Québécois qui songent à voyager dans le sud à l’approche de l’hiver et qui se demandent s’ils seront couverts par leur assurance s’ils attrapent la COVID ou s’ils doivent annuler, CAA-Québec fournit des réponses.

Le document fait bien le tour de la question. Il est destiné aux consommateurs, mais peut certainement servir aussi d’aide-mémoire aux pros.

LIRE PLUS – Voyager malgré les avertissements gouvernementaux ? Les conseils des assureurs 

Couverture de la COVID-19 pour les soins médicaux à l’étranger

La couverture de la COVID-19 varie grandement d’un assureur à l’autre, mais on peut dégager trois grandes catégories :

  • Les assureurs qui déterminent s’ils couvrent ou non la COVID-19 en fonction des avis gouvernementaux 

Ces assureurs ne couvrent pas les risques liés à la COVID-19 tant qu’un avertissement de niveau 3 (éviter tout voyage non essentiel) ou 4 (éviter tout voyage) est en vigueur pour la destination. Si le voyageur est testé positif à la COVID-19 dans un pays ou une région visés par un avis d’éviter tout voyage (essentiel ou non), il ne sera donc pas couvert et devra payer lui-même ses soins médicaux liés au virus.

Ces avis sont émis par Affaires mondiales Canada et visent des régions ou des pays. Cependant, le 13 mars dernier, AMC a émis un tel avis pour tous les pays, qui est toujours en vigueur.

Qu’en est-il des autres risques, comme un accident de la route, un empoisonnement alimentaire, une mauvaise chute, une fracture, etc.?

En fait, ce qui n’est pas visé par l’avis gouvernemental et ne constitue pas une condition pré-existante devrait être couvert par l’assureur, mais mieux vaut le vérifier auprès de lui avant de partir.

  • Les assureurs qui couvrent la COVID-19 pour les voyages essentiels 

Ces assureurs couvrent les soins médicaux liés à la COVID-19 uniquement lors des voyages jugés essentiels, par exemple pour des travailleurs des services essentiels, ou encore pour se rendre au chevet d’un proche en fin de vie ou à des funérailles.

La définition de « voyage essentiel » est à géométrie variable. En principe, il appartient au voyageur de déterminer si son voyage est essentiel ou pas, mais attention, l’assureur pourrait en juger autrement !

Avant de tenir pour acquis qu’un voyage est couvert, mieux veux en discuter avec son assureur, se mettre d’accord et même exiger une confirmation écrite.

  • Les assureurs qui couvrent la COVID-19 en dépit des avis gouvernementaux 

Quelques assureurs couvrent maintenant la COVID-19 à même leur contrat de base ou dans un avenant (moyennant des coûts), en dépit des avertissements gouvernementaux et peu importe la raison du voyage.

Ces assureurs ont redonné espoir aux voyageurs impatients, mais il faut savoir que cette couverture a des limites importantes :

• À vérifier : Le dédommagement maximal pour les soins médicaux liés à la COVID-19 et les allocations peuvent s’avérer insuffisant en cas d’hospitalisation prolongée ou de complications.

• Le voyageur ne doit pas présenter de symptômes de la maladie avant son départ.

• L’assureur ne garantit pas l’accès aux soins d’urgence ni aux services d’assistance à destination.

• L’assureur peut obliger le voyageur à interrompre son voyage et à rentrer au pays s’il juge la situation trop risquée.

• Une fois à destination, si le voyageur doit prolonger son voyage, cette prolongation peut être refusée et son retour au Canada (à ses frais) peut être exigé à tout moment.

Couverture de la COVID-19 pour l’annulation ou l’interruption d’un voyage

Sur ce point, l’ensemble des assureurs s’entendent : impossible de réclamer un dédommagement pour un voyage annulé en raison de la COVID-19 si l’assurance annulation a été achetée après le 13 mars 2020. 

Pourquoi?

Parce que les assureurs assurent l’imprévu, alors que la COVID-19 est devenu un risque connu le 13 mars dernier, lorsque le gouvernement canadien a émis son avertissement mondial.

Même chose si le voyageur part en vacances et qu’il doit interrompre son voyage en raison d’une éclosion de COVID-19. Le retour se fera à ses frais, puisqu’il s’agit d’un risque connu.

Les assurances annulation et interruption demeurent cependant valides pour l’ensemble des autres risques couverts par leurs polices d’assurance respectives.

Les risques liés à la COVID-19 devraient de nouveau être couverts lorsque les avis officiels d’éviter de voyager seront levés.

Les autres solutions pour protéger le voyageur

Il existe d’autres solutions pour obtenir une certaine couverture de la COVID-19 en voyage, comme les assurances proposées par des transporteurs aériens, des croisiéristes, des complexes touristiques et même des pays.

Il faut cependant savoir que ces protections ne sont pas équivalentes à celles offertes par les assurances voyages et qu’elles ne couvrent que les risques liés à la COVID-19. Par conséquent, une assurance voyage demeure requise pour tous les autres risques.

  • Les protections COVID-19 proposées par les compagnies aériennes ou les voyagistes 

 Certaines compagnies aériennes (Virgin, Emirates, etc.) et certains voyagistes proposent maintenant des assurances qui couvrent certains risques liés à la COVID-19 pour certaines destinations.

Par exemple, Vacances Air Canada, Transat et Sunwing proposent une telle assurance avec leurs forfaits Sud. Cette assurance couvre les frais médicaux, les frais d’hébergement en cas de quarantaine, ainsi que les frais de transport et de rapatriement.

Par contre, une couverture maximale est de 100 000 $CAN par personne, comme on voit souvent, pourrait être insuffisante pour couvrir des frais d’hospitalisation en soins intensifs, surtout aux États-Unis. Idem pour l’allocation de subsistance de 100 $ par jour.

  • Les protections COVID-19 proposées par certains pays 

Le Portugal, la République dominicaine et les Îles Canaries proposent des assurances COVID-19 gratuites ou à peu de frais à leurs visiteurs.

Par exemple, celle du Portugal couvre les frais médicaux et hospitaliers, ainsi que l’annulation, l’interruption et la prolongation du séjour.

Toutefois, rappelons que le grand problème actuellement est l’accès aux soins pour les malades de la COVID-19. Bien que certains pays couvrent les visiteurs, il vaut mieux s’assurer que les soins leur sont accessibles.

Rechercher les produits flexibles pour limiter les risques liés à la COVID-19

La pandémie amène son lot d’incertitudes susceptibles de compromettre un voyage. Et si un des proches du voyageur tombait malade juste avant son départ? S’il faisait de la fièvre, qu’un nouvel avertissement était émis ou qu’une éclosion se déclarait à l’hôtel avant son arrivée?

Voilà plusieurs raisons de rechercher un produit voyage flexible ou même remboursable.

Les grands fournisseurs de services touristiques ont très bien compris le message et offrent pour la plupart beaucoup plus de flexibilité. Ils permettent par exemple d’annuler un voyage, de le reporter, de le transférer, de le modifier à la dernière minute, et ce, sans frais ou à des coûts très raisonnables. Certains proposent même un remboursement.

Côté assurances aussi, le voyageur peut aussi envisager l’achat d’un produit remboursable. Les assurances voyages (la portion pour les frais médicaux d’urgence) sont généralement remboursables jusqu’au moment de leur entrée en vigueur (en général, la date de départ).

Toutefois, le voyageur ne doit pas s’attendre à un remboursement pour une assurance voyage annuelle, car ce produit est souvent non remboursable (même au prorata!) après son entrée en vigueur.

Le FICAV

Le Fonds d’indemnisation des clients des agences de voyages, qui relève de l’Office de protection du consommateur, a pour but de rembourser des services touristiques payés, mais non reçus.

Mais attention, le voyageur ne devrait pas ne compter demander une indemnisation pour un voyage en évoquant la COVID-19 si le voyageur a réservé un voyage alors qu’un avis gouvernemental était en vigueur pour sa destination. Le FICAV est très clair sur ce point.

Couverture de la COVID-19 pour les voyages au Canada

La plupart des assureurs couvrent la COVID-19 lors des voyages au Canada. 

Une assurance voyage est-elle nécessaire pour voyager au Canada? Que oui! Même la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) le recommande!

C’est que la carte d’assurance-maladie n’est pas acceptée partout au Canada. Par ailleurs, la RAMQ ne rembourse pas complètement les frais d’hospitalisation d’urgence dans une autre province : elle rembourse seulement le montant des mêmes traitements au Québec, la différence étant à la charge du voyageur. Bref, la facture peut grimper vite, ce qui rend l’assurance voyage pratiquement indispensable.

Les recommandations de CAA-Québec

Rappelons en terminant que l’avis officiel d’éviter tout voyage non essentiel à l’extérieur du Canada est toujours en vigueur et que cet avis est à prendre au sérieux.

Bref, il n’est pas encore recommandé de voyager. Si un voyageur doit le faire pour des raisons qui lui appartiennent, CAA l’invite à respecter scrupuleusement les recommandations sanitaires qui s’appliquent et à demeurer extrêmement prudent. Rappelons qu’un isolement complet de 14 jours est toujours de rigueur pour toute personne qui revient de l’étranger.

Rien n’empêche un voyageur de rêver ou de planifier son prochain voyage. Les conseillers de Voyage CAA-Québec sont d’ailleurs disponibles pour l’aider et pour l’informer sur les assurances, les mesures sanitaires et tout ce qu'il faut savoir sur le voyage qui se réinvente.

« Soyons positifs. Les avions se sont remis à voler avec des protocoles sanitaires rassurants. Des vaccins sont en route. L’industrie s’adapte et fait preuve de flexibilité et de résilience. Le retour au rythme pré-pandémie prendra du temps, mais on y arrivera », conclut CAA-Québec.

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