Nouvelles restrictions : « notre priorité numéro 1, c’est les clients », dit l’AAVQ


Nouvelles restrictions : « notre priorité numéro 1, c’est les clients », dit l’AAVQ
Moscou Côté, président de l’AAVQ

« Notre priorité numéro 1, actuellement, c’est les clients », indique Moscou Côté, président de l’AAVQ.

Le moins qu’on puisse dire, en effet, c’est que l’annonce des nouvelles restrictions a semé le désarroi chez les Canadiens se trouvant à destination…

« Il nous manque encore plusieurs informations à propos des nouvelles mesures. J’espère que nous les obtiendrons rapidement pour pouvoir informer correctement nos clients », dit-il.

« Ça me dépasse ! »

Une fois cette priorité énoncée, M. Côté ne se prive pas de critiquer le caractère excessif, selon lui, des mesures annoncées.

« Il me semble qu’on tue une mouche avec un bazooka », lance-t-il.

Moscou Côté rappelle que la situation actuelle quant au nombre de voyageurs n’a rien de comparable à celle qui prévalait il y a un an. De plus, de l’aveu même du gouvernement, c’est la transmission communautaire – et non pas les voyages – qui est à l’origine de la presque totalité des cas de COVID.

« Je ne conçois pas que le gouvernement agisse de la sorte pour éliminer un comportement qui n’est à l’origine que de 1 % des cas de COVID. Ça me dépasse ! »

La dangerosité des nouveaux variants

Alors que le gouvernement invoque les nouveaux variants pour justifier ses nouvelles restrictions, le président de l’AAVQ s’interroge…

« Peut-être le gouvernement sait-il quelque chose qu’on ne sait pas à propos de la dangerosité des nouveaux variant. Peut-être évite-t-il d’en parler pour ne pas affoler la population », avance-t-il.

Quoi qu’il en soit, Moscou Côté espère que les décisions du gouvernement sont fondées sur la science, et non pas sur d’autres considérations…

Incohérences ?

Moscou Côté relève aussi ce qui lui semble être des incohérences dans les mesures annoncées.

« On exigeait déjà une preuve de résultat négatif au test de dépistage de la COVID avant le vol vers le Canada. Là, on impose, en plus, un test à l’arrivée au Canada, et l’attente des résultats à l’hôtel aux frais des voyageurs. »

Jusque-là, ce n’est pas si mal : comme beaucoup d’organisations, l’AAVQ s’est prononcée en faveur des tests de dépistage de la COVID à l’arrivée afin de réduire la durée de la quarantaine si le résultat est négatif.

Mais ce n’est pas ce qui est proposé par le gouvernement du Canada.

« Si le résultat de ce 2e test est également négatif, il me semble qu’on devrait considérer que les gens n’ont pas la COVID. Mais non : on les oblige quand même à poursuivre leur quarantaine jusqu’au 14e jour, chez eux. C’est à n’y rien comprendre ! »

M. Côté déplore aussi que les « mesures punitives » annoncées par le gouvernement fédéral s’appliquent indifféremment à tous les voyageurs, et ce, que leur voyage ait été fait pour des raisons essentielles ou non.

Autre paradoxe des mesures, selon Moscou Côté :

« Les Canadiens ne pourront plus voler vers le Mexique ou les Caraïbes parce qu’ils pourraient potentiellement y croiser des Britanniques porteurs du nouveau variant. Mais ils pourront aller en Floride et côtoyer des Américains ayant passé leurs vacances à Cancún avec ces mêmes Britanniques. Où est la logique? »

Le président de l’AAVQ s’avoue consterné et déçu.

« Mais actuellement, notre première priorité doit aller à nos clients », réitère-t-il, en conclusion


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