Nouvelles restrictions : si Ottawa aide les transporteurs, il faut qu’il aide aussi les agences, plaide l’ACTA


Nouvelles restrictions : si Ottawa aide les transporteurs, il faut qu’il aide aussi les agences, plaide l’ACTA
Caroline Lacroix et Manon Martel.

Avant d’annoncer la suspension des vols vers le Sud, le gouvernement du Canada a souligné s’être préalablement entendu avec les transporteurs aériens canadiens. Il est tentant de présumer qu’en retour, les transporteurs ont exigé que l’aide sectorielle tant réclamée leur soit accordée rapidement…

Si tel est le cas, le gouvernement doit absolument aussi accorder une aide aux agences de voyages, qui font partie du même écosystème que les transporteurs aériens, et pour qui le rappel des commissions risque d’être fatal, plaide Manon Martel, directrice services aux membres de l’ACTA au Québec.

« C’est primordial. Il faut que cette aide gouvernementale soit accordée immédiatement aux agences, car de nombreuses fermetures d’agences ont déjà eu lieu et plusieurs autres auront lieu si rien n’est fait », a-t-elle fait valoir (en substance) lors d’entrevues dans les médias.

« Et il est important que les agences soient là pour aider les voyageurs et répondre aux nombreuses questions qu’ils se poseront quand la pandémie sera enfin terminée ! »

Interviewée à l’émission RDI Matin Week-end, animée par Caroline Lacroix sur les ondes d’ICI Radio-Canada. Mme Martel a également souligné l’importance que le gouvernement du Canada apporte rapidement des éclaircissements sur plusieurs éléments de ses nouvelles exigences qui demeurent encore flous.

La directrice a aussi appelé Ottawa à mieux définir qu’est-ce qui constitue un voyage essentiel et qu’est-ce qui n’en est pas un.

« Notre industrie a été fermée »

Les propos exprimés par Manon Martel s’inscrivaient dans la même veine que ceux de l’ACTA lorsqu’elle a réagi aux nouvelles restrictions du gouvernement fédéral, peu après leur annonce vendredi.

Dénonçant des mesures « absolument dévastatrices », Wendy Paradis, présidente de l'ACTA, déclarait alors que, sans une aide renforcée et urgente, et une protection contre le rappel de la commission, il y aurait des fermetures d'entreprises et des faillites imminentes parmi les agences de voyages et les agents indépendants.

L’ACTA disait redouter que l’équivalent de 200 M$ de commissions puisse être rappelé.

« Toute aide accordée à une compagnie aérienne ou à un tour-opérateur DOIT inclure un fonds pour couvrir les rappels de commission des conseillers en voyages, et pour un fonds destiné à couvrir les commissions des réservations passées déjà rappelées », insistait l’Association.

Tout en disant comprendre l'importance de protéger la santé des Canadiens, l’Association disait aussi craindre que les nouvelles mesures ne retardent encore plus la reprise du secteur du tourisme-voyage.

« Les agences de voyages et les voyagistes ont besoin d'aide maintenant. Notre industrie a effectivement été fermée », concluait l’ACTA.


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