Moscou Côté met en contexte l’appui de l’AAVQ à VAC

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  •   25-04-2022  13:19
  •   Pax Global Media

Moscou Côté met en contexte l’appui de l’AAVQ à VAC
Pax Global Media

Alors que Vacances Air Canada demande maintenant les coordonnées des clients pour chaque réservation effectuée, l’AAVQ s’est assurée que jamais ces informations ne seraient utilisées à des fins de vente et de marketing. Et ce n’est qu’après avoir reçu cette assurance que l’Association a appuyé la démarche du voyagiste, souligne le président Moscou Côté, en entrevue avec PAX.

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« Nous avons fouillé, nous avons gratté... »

« Notre premier réflexe n’a pas été d’appuyer cette démarche de Vacances Air Canada », relate Moscou Côté.

L’AAVQ a voulu comprendre ce qui motivait la démarche du voyagiste pour déterminer si elle était justifiée. Elle est entrée en contact avec le vice-président de VAC, Nino Montagnese.

« Nous avons fouillé, nous avons gratté... Et nous n’avons accordé notre appui à Vacances Air Canada que quand nous avons été convaincus, d’une part, du bien-fondé de sa demande et, d’autre part, du fait que les informations ne seraient jamais détournées à d’autres fins. »

Mais pourquoi VAC veut-elle ces infos ?

Moscou Côté explique que la raison pour laquelle VAC demande les coordonnées des clients est pour fournir ces informations à Air Canada afin que les clients puissent être avisés rapidement en cas de changement d’horaire d’un vol.

C’est une exigence de la Charte des voyageurs aériens (et d’autres chartes semblables en Europe). Si, advenant un changement d'horaire, un transporteur n’avise pas le passager dans les délais prescrits, il s’expose à devoir lui verser une indemnité (400 $ en vertu de la Charte canadienne).

Toutefois, si un transporteur ne parvient pas à aviser le passager du changement d’horaire parce que l’agent de voyages ne lui a pas transmis correctement ses coordonnées, ce transporteur pourrait bien demander à l’agent fautif de lui rembourser l’indemnité versée…

C’est une situation que l’AAVQ ne veut pas voir se produire. D’où son appui à la démarche de VAC.

Créer un précédent

Moscou Côté mentionne que l’AAVQ a voulu mettre la situation au clair avec Vacances Air Canada parce que ce voyagiste est le premier à avoir fait cette demande. L’Association estime toutefois que d’autres voyagistes pourraient vouloir lui emboîter le pas.

L’AAVQ voulait donc créer un précédent pour que tout voyagiste demandant les coordonnées des clients s’engage publiquement à ne pas utiliser ces informations à des fins de vente et de marketing.

Moscou Côté explique que les transporteurs sont déjà tenus de ne pas le faire en vertu de la réglementation IATA 830d. Mais cette règle ne s’applique pas aux voyagistes. D’où l’importance que ces derniers s’engagent publiquement, par écrit, comme vient de le faire VAC.

« On s’attend à ce que les autres voyagistes s’engagent de la même façon s’ils décident, à leur tour, de modifier leur système pour obliger l’agent de voyages à inscrire les coordonnées du client », dit Moscou Côté.

En cas de non-respect…

« Notre communiqué conjoint avec Vacances Air Canada dit clairement que notre appui au voyagiste découle de sa garantie que les coordonnées des clients ne seront pas utilisées à des fins de vente et de marketing », réitère Moscou Côté.

Et si jamais l’AAVQ constatait des manquements à cet engagement ?

« Si cela arrivait, nous agirions en conséquence », prévient le président de l’AAVQ.

Mais Moscou Côté ne prévoit pas, a priori, que cela arrivera.

« Je n’ai aucune raison de croire que les gens de Vacances Air Canada ne sont pas des gens de parole », conclut-il.

Ci-dessous, nous reproduisons intégralement le communiqué conjoint de l'AAVQ et Vacances Air canada.







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