L’IATA entend réduire considérablement sa présence à Montréal


L’IATA entend réduire considérablement sa présence à Montréal

Pax Nouvelles a appris que l’Association du transport aérien international (IATA) entend réduire considérablement sa présence à Montréal, où elle a son siège social depuis 1945, pour concentrer ses activités à Genève, où elle a son siège exécutif.

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« La décision de concentrer les activités à Genève a été prise en consultation avec le Conseil des gouverneurs de l'IATA » », nous confirme l’IATA dans une déclaration.

S'aligner sur les réalités de l'après-COVID

« Montréal est actuellement l'un des deux bureaux principaux de l'IATA, l'autre étant celui de Genève. La décision a été prise de concentrer les opérations de l'association dans un seul bureau principal à l'avenir afin de réaliser des gains d'efficacité et de s'aligner sur les réalités commerciales anticipées de l'après-COVID-19 », explique l’IATA.

La prestigieuse organisation internationale représente quelque 290 compagnies aériennes qui assurent 82 % du trafic aérien mondial.  Elle maintiendra une présence à Montréal, mais celle-ci sera considérablement réduite.

« L'IATA maintiendra une présence à Montréal en fonction de ses besoins commerciaux, notamment en ce qui concerne les interactions avec la communauté aéronautique internationale que Montréal accueille. La taille de cette présence n'a pas encore été entièrement déterminée, mais elle sera très significativement réduite par rapport aux 300 personnes qu'elle emploie actuellement dans la ville », indique l’IATA.

L’IATA précise que la réduction de ses effectifs à Montréal devrait se faire principalement par attrition, mais que « dans certains cas, en fonction des besoins commerciaux, des déménagements vers d'autres bureaux de l'IATA pourraient avoir lieu ».

Le statut de « capitale mondiale de l’aviation civile » menacé ?

La réduction de la présence de cette importante organisation internationale à Montréal risque d’être perçue comme un coup dur, alors que la ville aime se présenter comme la « capitale mondiale de l’aviation civile ».

Montréal, rappelons-le, abrite aussi le siège social de l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), de la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (IFALPA), du Conseil international des aéroports (ACI). En outre, Montréal accueille plus de 200 entreprises du secteur de l’aérospatiale.

Rappelons qu'en 2018, l’IATA avait, au contraire d’aujourd’hui, annoncé un accroissement de ses activités à son siège de Montréal, dans la tour de la Bourse (en y agrandissant sa division des services financiers et de distribution – FDS).

« Depuis 1945, l’IATA a un siège social à Montréal. Avec la présence de l’OACI, Montréal est l’un des grands pôles mondiaux de l’aviation civile et un endroit où nous pouvons mener nos activités mondiales à des coûts compétitifs », déclarait alors Alexandre de Juniac, directeur général de l’IATA (à qui Willie Walsh a succédé le 1er avril 2021).

À l’époque, la décision de l’IATA d’accroître ses activités à Montréal avait été unanimement applaudie par la classe économique et politique.

« Cela renforcera la position de leadership de la métropole, comme troisième ville au monde dans le domaine de l’aéronautique, après Seattle et Toulouse », s’était notamment félicité Hubert Bolduc, PDG de Montréal International, tandis que la mairesse Valérie Plante saluait une décision qui accroîtrait « la capacité de Montréal de jouer un rôle majeur dans l’industrie de l’aviation ».



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