L’Europe propose un «certificat vert numérique» pour faciliter les voyages


L’Europe propose un «certificat vert numérique» pour faciliter les voyages
Source : commission européenne (@Abobe Stock)

La Commission européenne propose la création d’un « certificat vert numérique» pour faciliter la libre circulation des citoyens européens en toute sécurité dans l'UE durant la pandémie de COVID-19.

« Il s'agit d'un message positif à l'appui de la relance », a déclaré Vĕra Jourová, vice-présidente chargée des valeurs et de la transparence.

LIRE PLUS – Les villes européennes allument la curiosité des passionnés de créativité 


Un outil numérique harmonisé

Pour limiter la propagation du coronavirus, on demande actuellement aux voyageurs se déplaçant dans l'UE de produire divers documents – comme des certificats médicaux, des résultats de test ou des déclarations.

Toutefois, il n’existe pas, actuellement, de formats normalisés. Cette absence a entraîné des problèmes pour les voyageurs. En outre, des rapports ont fait état de documents frauduleux ou falsifiés.

C’est ce à quoi la Commission européenne souhaite remédier avec son nouvel outil numérique harmonisé.

« Le certificat numérique vert ne constituera pas une condition préalable à la libre circulation », prévient Didier Reynders, commissaire chargé de la justice.

Un passeport sanitaire

Ce passeport sanitaire – s’il voit le jour – prouverait qu'une personne a été vaccinée contre la COVID-19, ou qu’elle a reçu un résultat négatif à un test de dépistage, ou encore qu’elle est guérie de la COVID-19.

Le certificat vert numérique serait disponible gratuitement, sous forme électronique ou sur papier, et comporterait un code QR visant à garantir sa sécurité et son authenticité.

Le certificat comprendrait un ensemble limité d'informations, comme le nom, la date de naissance, la date de délivrance, des informations pertinentes sur le vaccin/test/rétablissement et un identifiant unique.

Ces données ne pourraient être consultées que pour confirmer et vérifier l'authenticité et la validité des certificats. Elles ne seraient pas conservées par l'État membre qui effectuera une vérification.

Le certificat serait valable dans tous les États membres de l'UE et il serait aussi ouvert à l'Islande, au Liechtenstein, à la Norvège et à la Suisse.


LIRE PLUS – PAX et la Commission Européenne du Tourisme lancent un portail touristique pour les pros du voyage 


Une solution européenne pour les citoyens européens

Se voulant une solution à l'échelle de l'Union européenne, le certificat vert numérique ne vise, a priori, que les citoyens européens – ainsi que les membres de leur famille (quelle que soit leur nationalité).

« Avec le certificat vert numérique, nous adoptons une approche européenne pour que les citoyens de l'UE et les membres de leur famille puissent voyager cet été en toute sécurité et avec le moins de restrictions possible », indique Didier Reynders.

En outre, le certificat devrait être délivré aux ressortissants de pays tiers qui résident dans l'UE ainsi qu’aux visiteurs ayant le droit de se rendre dans d'autres États membres.

À moins de faire partie d’une de ces exceptions, le voyageur canadien moyen ne bénéficiera pas du certificat vert numérique.

Toutefois, « nous continuons également d'œuvrer en faveur d'une convergence internationale avec d'autres partenaires », souligne Vĕra Jourová.

Le certificat vert numérique et le monde

En effet, la Commission veille à ce que le certificat vert numérique soit compatible avec les systèmes des pays tiers en dehors de l’UE.

Selon la Commission, les pays tiers devraient être encouragés à reconnaître le certificat lorsqu’ils lèvent leurs restrictions sur les voyages non essentiels.

Ouverte aux initiatives mondiales, la proposition de la Commission tient aussi compte des efforts en cours d’organisations comme l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) et l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale).

Didier Reynders estime d’ailleurs que le certificat vert numérique pourrait servir d’exemple pour les autres certificats en cours de développement dans le monde.

L’approche de l’UE l’aidera « à influer sur les normes mondiales et à montrer l'exemple sur la base de nos valeurs européennes telles que la protection des données », croit-il.


LIRE PLUS – PUBLI-VIDÉO : L’Europe présente son plan pour des futurs voyages sûrs et durables 


Une mesure temporaire

La proposition de la Commission européenne doit encore être adoptée par le Parlement européen et par le Conseil européen – ce qui n’est pas chose faite.

En outre, les États membres doivent remplir diverses conditions techniques afin de garantir la mise en œuvre dans les délais du certificat vert numérique.

« L'objectif est que les travaux techniques et la proposition soient achevés dans les mois à venir », indique la Commission.

La Commission souligne aussi que le certificat vert numérique se veut une mesure temporaire, appelée à être suspendue dès que l’OMS aura déclaré la fin de l'urgence sanitaire internationale liée à la COVID-19.



Tenez-vous à jour de toute l’actualité du voyage : abonnez-vous à PAX !


Indicateur