Les voyageurs peuvent maintenant fournir les infos en personne à la frontière plutôt que via ArriveCAN


Les voyageurs peuvent maintenant fournir les infos en personne à la frontière plutôt que via ArriveCAN
Michael Pihach

Michael Pihach est un acteur actif de l'industrie des médias au Canada depuis plus de 10 ans. Il a débuté sa carrière en tant que journaliste et éditeur pour diverses publications, telles que le Toronto Xtra! et les magazines IN, ainsi que le magazine 2B à Montréal.

Le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a suggéré hier (6 décembre) que l'application ArriveCAN (la plateforme mobile par laquelle les voyageurs soumettent leurs coordonnées, une auto-évaluation des symptômes COVID-19 et un plan de quarantaine avant d'embarquer sur un vol à destination du Canada) n'est plus obligatoire pour les voyages.

Jusqu'à présent, toute personne arrivant au Canada devait saisir ses coordonnées dans l'application, sous peine de se voir refuser l'embarquement ou d'être soumise à une quarantaine de deux semaines à l'arrivée.

Mais la fonctionnalité et la fiabilité de l'application n'ont pas été constantes, et elle n'a pas été accessible à tous les voyageurs, comme l'a souligné la porte-parole conservatrice en matière de sécurité publique, Raquel Dancho, lundi, pendant la période de questions à la Chambre des communes.

« L'application ArriveCAN s'est plantée pour certains utilisateurs. Beaucoup ne peuvent pas y accéder à cause d'un mauvais service de téléphonie cellulaire. De nombreuses personnes âgées n'ont pas de téléphone intelligent. Pour d'autres, les plans de données coûteux sont hors de portée », a-t-elle déclaré,selon ce que rapporte la Presse canadienne.

En réponse, le ministre Mendicino a réitéré l'engagement du gouvernement à protéger les Canadiens, en particulier à la lumière du variant Omicron. L'application ArriveCAN n'est plus un outil obligatoire pour voyager, a-t-il laissé entendre.

« En ce qui concerne ArriveCAN, je tiens à assurer à mes collègues que j'ai parlé avec l'Agence des services frontaliers du Canada pour qu'il y ait des directives supplémentaires afin de permettre aux voyageurs de fournir en personne aux frontières les renseignements qui nécessitent actuellement ArriveCAN », a-t-il déclaré.

Donc, si votre application ArriveCAN tombe en panne, est déconnectée en raison d'une mauvaise connexion Wi-Fi, ou si vous oubliez tout simplement de l'utiliser, vous devriez pouvoir entrer au Canada en soumettant vos informations en personne à la frontière. C'est du moins ce que laissent entendre les nouvelles instructions du ministre Mendicino.

Il s'agit d'un changement de ton de la part du gouvernement fédéral, alors qu'il y a trois jours à peine, le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, rappelait aux Canadiens que l'utilisation de l'application ArriveCAN était obligatoire.

Lundi soir, le site Web du gouvernement du Canada indiquait toujours que le fait de ne pas utiliser ArriveCAN pouvait entraîner un refus d'embarquement en cas d'arrivée par avion ou un refus d'entrée en cas de passage à la frontière terrestre (ceci s'applique aux ressortissants étrangers).




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