Les tests PCR destinés aux aéroports doivent être remis aux collectivités, disent Air Canada, WestJet et YYZ

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  •   17-01-2022  10:17
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Les tests PCR destinés aux aéroports doivent être remis aux collectivités, disent Air Canada, WestJet et YYZ
À droite, le ministre Jean-Yves Duclos et la Dr Theresa Tam.
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« Puisque tous les voyageurs qui se rendent au Canada doivent subir un test PCR avant de monter à bord d'un avion à destination du Canada et être entièrement vaccinés, il n'y a aucune raison d'imposer un deuxième test à l'arrivée du point de vue de la santé publique. […] Par conséquent, les tests de dépistage sont d'abord et avant tout utiles dans nos collectivités, et non dans nos aéroports. »

Dans une lettre ouverte destinée (notamment) au ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos et à l’administratrice en chef de la santé publique, Theresa Tam, les médecins hygiénistes en chef d’Air Canada, de WestJet et de l'aéroport Pearson de Toronto demandent que les tests PCR effectués dans les aéroports soient plutôt utilisés « là où les Canadiens en ont le plus besoin ».

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Là où les Canadiens en ont le plus besoin…

« Étant donné que [le variant Omicron] se répand dans nos collectivités, nous devons nous assurer que les ressources limitées du Canada en tests de dépistage sont utilisées là où les Canadiens en ont le plus besoin, c'est-à-dire dans nos collectivités, nos écoles, nos hôpitaux et nos foyers de soins de longue durée », déclarent le Dr Jim Chung (Air Canada), la Dre Tammy McKnight (WestJet) et le Dr Edward Wasser (YYZ), dans leur lettre – également destinée à la ministre de la Santé de l'Ontario (Christine Elliott) et au médecin hygiéniste en chef de l'Ontario (Kieran Moore).

Les médecins ont constaté que depuis que le gouvernement a intensifié les tests dans les aéroports pour les arrivées internationales, les travailleurs de première ligne ont de la difficulté à obtenir des tests PCR et que la capacité d'analyse en laboratoire a considérablement diminué.

« Il y a un écart grandissant entre les ressources allouées aux voyageurs asymptomatiques et celles allouées à ceux qui en ont le plus besoin », écrivent-ils.

À cet égard, ils évoquent la dernière publication hebdomadaire des données, qui indique que plus de 123 000 tests PCR ont été effectués dans les aéroports du Canada et que le taux de positivité moyen était de 3 %. Or, le taux de positivité dans les collectivités est maintenant d'environ 30 %  – « et il pourrait être plus élevé puisque les cas ne sont pas tous déclarés en raison de l'insuffisance du nombre de tests ».

Les médecins citent également une étude récente réalisée pour le compte de Manchester Airports Group qui a révélé que, dans l'hypothèse la plus favorable, les tests de dépistage liés aux voyages retardaient le pic de cas d'au plus cinq jours et ne réduisaient le nombre total de cas que de 3 %.

« Il en est ainsi parce qu'Omicron s'est propagé dans les collectivités bien avant d'être détecté comme un variant préoccupant en Afrique du Sud. D'ailleurs, ici aussi au Canada, nous avons appris qu'Omicron était présent et circulait dans nos collectivités bien avant que le premier cas officiel soit déclaré au pays », soulignent-ils.

Il est maintenant temps d'agir

Considérant qu’il n’y a aucune raison d'imposer un deuxième test à l'arrivée du point de vue de la santé publique et sachant que la principale préoccupation pour Omicron concerne les collectivités, les médecins hygiénistes en chef d’Air Canada, de WestJet et de YYZ demandent au gouvernement du Canada de collaborer avec l'Ontario pour mettre en œuvre immédiatement les mesures suivantes :

  • Éliminer le dépistage obligatoire à l'arrivée dans les aéroports et affecter ces ressources limitées à nos écoles, à nos collectivités et à notre système de soins de santé;
  • Revenir à la surveillance des tests à l'arrivée des passagers aériens internationaux;
  • Exiger l'isolement obligatoire des personnes qui arrivent d'un pays étranger si elles présentent des symptômes ou un résultat positif à un test de surveillance. Les voyageurs asymptomatiques qui ont obtenu un résultat négatif à un test de dépistage effectué avant leur départ pour le Canada ne devraient pas être tenus de s'isoler.

Un taux de positivité 10 fois inférieur à celui des collectivités

« Ensemble, nos organisations ont travaillé fort pour assurer la sécurité des déplacements, et le taux de positivité que nous avons obtenu est dix fois inférieur à celui de la propagation dans nos collectivités. Il est maintenant temps d'affecter les ressources en tests de dépistage là où elles sont les plus nécessaires », insistent les médecins.

Selon eux, l'élimination des tests PCR à l'arrivée à l'aéroport Pearson de Toronto permettrait de récupérer 8000 tests par jour pour la région du Grand Toronto – « ce qui aiderait à assurer la sécurité des personnes les plus vulnérables, à savoir celles qui sont dans les établissements de soins de longue durée, les hôpitaux et les écoles ».

« Le moment est venu d'affecter les ressources limitées en tests de dépistage là où les Canadiens en ont le plus besoin, c'est-à-dire dans nos collectivités, et non dans nos aéroports », concluent-ils.




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