Grèce: 4 des plus jolies iles des Cyclades


Grèce: 4 des plus jolies iles des Cyclades

Il ne fait aucun doute que chacune des 220 îles des Cyclades grecques mérite une visite, puisqu'elles sont toutes plus enivrantes les unes que les autres. Mais à moins de posséder son propre yacht, il y a peu de chances que les voyageurs puissent se permettre un tel périple. 

Voici donc quatre des plus jolies îles des Cyclades, où abondent paysages idylliques, plages de rêve et traditions grecques pour une expérience aussi enrichissante pour les yeux que l'esprit.

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1. Mykonos

L’île, comme beaucoup de ses consœurs cycladiques, vit au rythme des croisiéristes du printemps à l’automne – c’est pourquoi la quiétude d’octobre est particulièrement appréciée des voyageurs indépendants. Sans parler des quelques degrés en moins au thermomètre ! 

Cela dit, l'ile paradisiaque est aussi l'hôte de nombreux bars et clubs de nuit populaires auprès des jeunes adultes européens et la moyenne d'âge y descend drastiquement une fois la nuit tombée.

Cette eau à la fois turquoise et émeraude, d’une clarté inouïe, dans laquelle il faut absolument se tremper les orteils par principe, borde de façon plutôt charmante les tavernes et terrasses du joli village de Chora. C'est aussi là que se trouvent les emblématiques moulins à vent, accueillant les visiteurs d'outre-mer depuis le 16e siècle.

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2. Delos

Impossible de se rendre dans les cyclades grecques sans faire arrêt sur la petite ile de Delos. 

Lieu de naissance d’Apollon, plus grand chantier archéologique du bassin méditerranéen, port ultra prospère au sixième siècle avant notre ère, Delos est l'un de ces endroits où la fiction et la réalité se côtoient habilement. 

Y vivaient à l’époque plus de 25 000 habitants, dans un labyrinthe de commerces, de maisons et de temples, aujourd’hui partiellement reconstitués. L’ile était sacrée; tellement, en fait, qu’il était interdit d’y naître ou d’y mourir, afin de ne pas troubler la pureté des lieux et donc, le (lucratif) tourisme spirituel.

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3. Santorin

Santorin, tout aussi mythique que sa consoeur Delos grâce à la légende d’Atlantide, attire bon nombre de visiteurs par sa beauté exceptionnelle et ses paysages à couper le souffle (parfois littéralement). 

La ville principale, Oia fait évidemment rêver, et il faut la voir une fois dans sa vie. Mais hormis des hôtels de luxe et des boutiques de souvenirs, il existe bien peu de raison de s’y éterniser. Pour bien profiter de Santorin, vaut mieux se concentrer sur les vignobles et leurs techniques étonnantes, les magasins de denrées locales (vins, huile, tomates, olives, câpres) ou encore sur le captivant site archéologique d’Akrotiri, qui date de l’âge de bronze. 

Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut se priver du coucher de soleil sur la mer Égée; même les foules et la surabondance de selfie sticks n'arrivent pas à gâcher cette expérience divine.

4. Naxos

Si Santorin et Mykonos font cliquer les caméras et exclamer les hordes de croisiéristes, c’est plutôt à Naxos que le sentiment d'être en contrée grecque frappe réellement. La plus grande île des Cyclades possède un charme indéniable, qui n’a pas (encore) été affecté par le tourisme de masse. 

D’une part, le temple d’Apollon sur la presqu’ile du port, avec sa grande arche qui semble donner sur une autre dimension, et de l’autre, une immense étendue montagneuse et fertile où se cachent des villages où le temps semble s’être arrêté. Naxos dépayse. Naxos étonne. Naxos convainc.

À la taverne Irini’s, près du port, on mange un yogourt si onctueux qu’une cuillère y tenait aisément debout. Dans les rues millénaires, tant à Apeiranthos qu’à Halki, on rencontre des artisans de poterie, de bijoux, de textiles et de liqueur de cédrat au bonheur contagieux. On peut même assister à un concert de musique classique dans un ancien donjon, organisé par un aristocrate haut en couleur. Juste ça !

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