Mercredi,  19 janvier 2022  3:26

L’AAVQ fait le point sur deux sujets très chauds: les délais d’attente et le variant Omicron


L’AAVQ fait le point sur deux sujets très chauds: les délais d’attente et le variant Omicron
Éric Boissonneault (VP de l’AAVQ), Aurore Bonvalot (directrice générale) et Moscou Côté (président).

Il y avait deux sujets très chauds à l’ordre du jour de l’assemblée participative de l’AAVQ qui a rassemblé quelque 350 professionnels hier (2 décembre) sur Zoom. Le premier était les délais d’attente chez les fournisseurs et le second, le variant Omicron. Dans les deux cas, les dirigeants de l’Association ont tâché de livrer un message positif à leurs membres.

LIRE PLUS – Réduction des délais d’attente: l’AAVQ discute avec les fournisseurs concernés 

Les délais d'attente

D’entrée de jeu, le président de l’AAVQ, Moscou Côté, et le vice-président, Éric Boissonneault, ont souhaité réagir aux commentaires circulant sur les médias sociaux selon lesquels l’Association «blâme» les conseillers en voyages pour les temps d’attente aux centres d’appel des fournisseurs.

« Ce n’est pas le cas », a d’emblée tranché Moscou Côté.

Éric Boissonneault a enchaîné que l’invitation de l’AAVQ à ses membres d’« éviter les appels évitables aux centres d’appel » semble avoir été mal interprétée par certains. L’AAVQ ne fait absolument pas porter «tout le blâme» sur les agents, a-t-il souligné. D’ailleurs, les fournisseurs ne le font pas non plus, a ajouté Moscou Côté.

Toutefois, oui, les « appels évitables » existent. Et oui, ils sont trop nombreux. « Parlez-en aux agents de réservation lorsque vous en aurez l’occasion », a lancé Moscou Côté.

Malgré tout, ces appels ne représentent que de 20 à 40 % du problème, a rappelé Éric Boissonneaut. Autrement dit, environ 70 % du problème est bel et bien du côté des fournisseurs.

Moscou Côté a expliqué que les discussions avec les fournisseurs entamées dans le cadre du congrès de VED au Club Med Québec Charlevoix découlaient notamment de la pétition qui circule actuellement concernant les délais d’attente. Cette pétition (qui a récolté environ 850 signatures jusqu’à maintenant) n’émane pas de l’AAVQ, a-t-il spécifié, tout en qualifiant ses demandes de « légitimes et raisonnables ».

Les discussions de l’AAVQ avec les fournisseurs ont convaincu l'Association que les fournisseurs sont très conscients du problème et qu’ils cherchent activement des solutions. Mais celles-ci ne sont pas faciles étant donné, notamment, les réels défis posés par la pénurie de main-d’œuvre.

Qui plus est, lorsque les fournisseurs parviennent enfin à recruter du personnel, la formation de celui-ci s’avère longue et complexe –  encore plus pour ce qui concerne les forfaits que pour ce qui concerne les billets d’avion.

Dans ce contexte, tant l’AAVQ que les fournisseurs encouragent donc les conseillers à utiliser au maximum les outils existants permettant d’éviter le recours aux centres d’appel. Parallèlement, l’AAVQ a aussi entamé des discussions avec les fournisseurs sur la question de la responsabilité – une responsabilité que les fournsseurs doivent assumer dès que les conseillers ont fait les démarches adéquates, plaide l’AAVQ.

Nouvelle encourageante : les discussions entre l’AAVQ et les fournisseurs pourraient donner lieu à des annonces concrètes très prochainement, a-t-on pu apprendre.

Par ailleurs, les discussions avec les fournisseurs se poursuivent et l’AAVQ entend y inclure des pistes de solution suggérées par ses membres au cours de l’Assemblée participative.

LIRE PLUS – Une pétition vise la réduction des délais d'attente chez les fournisseurs 

Le variant Omicron

Les dirigeants de l’AAVQ partagent la même incertitude que tout le monde concernant le variant préoccupant qui fait la manchette depuis une semaine. À cet égard, ils recommandent à leurs membres de ne pas être trop confiants ni trop alarmistes d’ici à ce qu’on en sache plus. 

« Tenez-vous-en aux faits », suggèrent-ils.

Selon Moscou Côté, la principale chose qui a changé – dans les faits – au Canada jusqu’ici, c’est que les voyageurs aériens vaccinés arrivant au pays, plutôt que de subir aléatoirement un test de dépistage, le subiront bientôt systématiquement et devront s’isoler dans un lieu approuvé en attendant l’obtention d’un résultat négatif. (Dans bien des cas, ce lieu approuvé pourra être la résidence, indique-t-il.)

Moscou Côté relève avec satisfaction que les nouveaux tests seront gratuits pour les voyageurs. Il reconnaît par ailleurs qu’on ignore encore beaucoup de détails – y compris les délais dans lesquels les résultats des tests seront communiqués aux voyageurs. Mais on peut présumer que le gouvernement visera à ce qu’ils soient courts, avance-t-il.

Jusqu’ici, les nouvelles mesures n’ont pas entraîné beaucoup d’annulations, mentionne Moscou Côté. En revanche, elles semblent affecter les nouvelles réservations, dont le rythme a considérablement ralenti.

Le président de l’AAVQ a assuré à ses membres que si le variant Omicron et les mesures qui s’y rattachent en venaient à menacer sérieusement les agences de voyages, l’Association reprendra ses démarches auprès des gouvernements pour obtenir du soutien.

Entre-temps, l’AAVQ parvient à voir différents points positifs dans la situation en cours. Éric Boissonneault se félicite, par exemple, du fait que le gouvernement n’ait pas haussé son niveau d’alerte quant aux voyages (celui-ci demeure donc au niveau 2).

L’AAVQ se permet même d’espérer que la mise en place actuelle de tests systématiques à l’arrivée au Canada pourrait – éventuellement – conduire à la disparition de l’exigence du test PCR dans les 72 heures précédant le départ pour le Canada.

« Je vous garantis qu’on va aller taper sur ce clou-là le plus qu’on le peut », conclut Éric Boissonneault.


 


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