Samedi,  28 novembre 2020  23:19

Grégoire Derohanessian (ex-Jolivac) prépare un retour dans l’industrie


Grégoire Derohanessian (ex-Jolivac) prépare un retour dans l’industrie
Grégoire Derohanessian

Chaque jour qui passe, on se désole de voir de bons éléments quitter l'industrie en raison de la COVID-19. Paradoxalement, la pandémie pourrait aussi entraîner le retour d’acteurs qui, croyait-on, avaient fait leurs adieux.

C’est le cas de Grégoire Derohanessian, qui envisage de revenir au bercail, plus de quatre ans après avoir vendu Jolivac (devenu Objectif Monde).

Tâter le terrain

« J’ai eu la piqûre du voyage à l’âge de 19 ans et j’ai ensuite travaillé pendant plus de 20 ans dans l’industrie. Quand je l’ai quittée, j’ai pensé que c’était pour de bon. Je croyais que ma passion était usée et que ça ne reviendrait plus… »,

Mais ce n’était pas le cas.

« Je m’étais trompé ! Après quelques années, il a fallu que j’admette que l’industrie me manquait. Et là, je souhaite vraiment y revenir ! »

Après avoir vendu Jolivac, Grégoire Derohanessian ne s’est pourtant pas tourné les pouces. Il a exploité un commerce, un restaurant, et a continué de travailler dans le développement immobilier – comme il le faisait déjà à l’époque où il était dans l’industrie.

Puis, tout récemment, l’entrepreneur a publié sur le réseau LinkedIn un message exprimant son intérêt pour l’achat éventuel d’une agence de voyages...

« Les temps sont durs pour le tourisme. Je sais que pour passer au travers, des agences fusionnent, que des propriétaires cherchent à vendre, que d’autres considèrent de fermer… Alors, j’ai décidé de tâter le terrain. »

« J’ai beaucoup d’idées ! »

Des contacts intéressants ont été établis à la suite de cette démarche, mais rien de concret n’en a encore résulté.

Grégoire Derohanessian précise qu’il ne tient pas mordicus à acquérir une agence existante. Il pourrait s’agir d’une autre forme de partenariat.

« L’idée de partir de zéro ne m’effraie pas non plus. J’ai beaucoup d’idées ! »

Du reste, l’ancien voyagiste s’imagine mal devenir exclusivement détaillant.

« On n'a plus à choisir entre les métiers de détaillant et de voyagiste. La tendance était amorcée bien avant mon départ de l’industrie. Je crois qu’il y a moyen d’offrir les produits au public et aux agences sans pénaliser l’un ou l’autre. »

Tout est possible !

Le retour de Grégoire Derohanessian dans l’industrie pourrait-il générer une entité rappelant Jolivac ? S'il est trop tôt pour le dire, on peut déjà envisager certaines ressemblances !

« Je suis toujours en contact avec Bernadette Saade, mon ancienne partenaire au sein de Jolivac. Elle considère, elle aussi, un retour dans l’industrie. Peut-être, effectivement, pourrions-nous faire équipe de nouveau. Nos forces ont toujours été très complémentaires ! »

Quant à la gamme de produits…

« Tout est possible. Ce serait dommage de ne pas mettre à profit l’expertise et les contacts que nous avons développés durant notre carrière... En même temps, je pense aussi qu’on peut très bien exploiter une niche, tout en offrant un éventail de produits en dehors de celle-ci. Rien n’est exclu ! »

Et rien n’est coulé dans le béton non plus.

« Nous n’en sommes encore qu’à l’étape exploratoire. Au brainstorming ! »

La lumière au bout du tunnel

Et la pandémie ? N’est-il pas téméraire d’envisager un retour dans l’industrie alors que celle-ci traverse la pire crise de son histoire ? « Au contraire ! Je crois que le timing est idéal », affirme Grégoire Derohanessian.

« Pour plusieurs, la sensation d’être dans un tunnel noir dont on ne voit pas la fin est décourageante. Je le comprends bien. Mais pour moi, c’est le contraire : ça m’incite à foncer vers l’avant jusqu’à trouver la lumière. En outre, je suis convaincu qu’après les temps difficiles, viendra une belle montée. C'est ce qu'il faut garder en tête ! »

On peut joindre Grégoire Derohanessian à gregoire.514@outlook.com.

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