Faut-il redouter un effet de la variole du singe sur le tourisme?

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  •   25-05-2022  12:13
  •   Pax Global Media

Faut-il redouter un effet de la variole du singe sur le tourisme?
Le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos.
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Hier, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a confirmé dix autres cas de variole du singe au Québec, portant le nombre total de cas au Canada à 15. On s’attend à ce que d'autres cas soient confirmés au cours des prochains jours.

Encore très ébranlée par la pandémie de la COVID-19, l’industrie du tourisme devrait-elle redouter une autre crise ? À tout le moins, le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos se veut rassurant.

La situation est différente

« Je tiens à dire à nouveau à la population canadienne que la situation est différente de ce qu'elle était avec l'émergence de la COVID-19 », indique-t-il dans une déclaration publiée hier (24 mai).

Il ajoute :

« Les connaissances globales sur la variole du singe s'approfondissent, et nous avons des stocks de vaccins, que nous maintiendrons, et nous travaillons main dans la main avec nos homologues provinciaux et territoriaux pour mettre en œuvre notre plan d'intervention le plus rapidement possible. »

Le ministre Duclos se dit néanmoins conscient de ce que « les Canadiens s'inquiètent ».

« Je tiens à souligner que la santé et la sécurité de tous et toutes demeurent notre priorité absolue. Le gouvernement du Canada est prêt à intervenir quand de nouveaux enjeux sanitaires émergent et prend des précautions afin de prévenir l'introduction et la propagation de maladies transmissibles. C'est pourquoi nous avons mis en place plusieurs mesures pour déceler les cas et contenir la propagation de la variole du singe au Canada », dit-il.

Notre système de surveillance fonctionne

Jean-Yves Duclos assure que le système de surveillance du Canada fonctionne, tout comme son système de dépistage – « mais nous continuerons de peaufiner les deux, ainsi que d'appuyer les provinces et les territoires pour accroître leur capacité de diagnostic pour déceler et faire le suivi des cas de façon plus efficace ».

« Au cours de la fin de semaine, le gouvernement a convoqué une réunion des médecins hygiénistes en chef du pays pour discuter des autres éléments du plan d'intervention, notamment la détermination des pratiques cliniques appropriées », explique le ministre.

Cela comprend la mise à disposition du vaccin Imvamune et des médicaments stockés dans la Réserve nationale stratégique d'urgence dans les administrations de tout le pays, en commençant par le Québec, qui a accepté qu’on lui livre une petite quantité de doses du vaccin Imvamune pour appuyer son intervention ciblée.

Au cours des prochains jours

Le ministre ajoute qu’au cours des prochains jours, le Canada diffusera des lignes directrices mises à jour sur la prévention et le contrôle des infections dans notre système de santé. Et au cours des prochaines semaines, les directives du CCNI viendront éclairer ces directives. Le gouvernement travaille également à l'élaboration de protocoles de gestion des cas et des contacts, y compris des conseils sur l'isolement.

« L'ASPC continuera de faire le point sur les progrès réalisés. Les Canadiennes et Canadiens pourront trouver des mises à jour régulières en ligne. Pour l'instant, je tiens à rappeler à la population que cette maladie se propage par des contacts étroits. Ainsi, des mesures de santé publique comme la distanciation physique, l'hygiène des mains et l'étiquette respiratoire, notamment le port d'un masque, peuvent aider à réduire les risques », conclut le ministre Duclos.







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