Vendredi,  26 février 2021  16:36

Des tests de PCR négatifs exigés à la frontière terrestre à compter du 15 février


Des tests de PCR négatifs exigés à la frontière terrestre à compter du 15 février
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau. (Capture d'écran, 9 février 2021)
Michael Pihach

Michael Pihach est un acteur actif de l'industrie des médias au Canada depuis plus de 10 ans. Il a débuté sa carrière en tant que journaliste et éditeur pour diverses publications, telles que le Toronto Xtra! et les magazines IN, ainsi que le magazine 2B à Montréal.

À compter du lundi 15 février, les voyageurs qui entrent au Canada par la frontière terrestre devront présenter un résultat négatif de test PCR de dépistage de la COVID-19 réalisé dans les 72 heures précédentes, a annoncé le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

La nouvelle mesure permet de mettre les postes frontaliers terrestres au diapason des règles actuelles du Canada en matière d’arrivées par avion.

Si des voyageurs, comme les snowbirds qui rentrent au Canada en voiture, n’ont pas de test en main à la frontière terrestre, cela signifie-t-il que le Canada les refusera ?

« Non », a dit Justin Trudeau aux journalistes, lors de son point de presse du 9 février à Rideau Cottage, à Ottawa. Le premier ministre a expliqué que le Canada ne pourrait pas, légalement, refuser l’entrée au Canada à un citoyen canadien ou à un résident permanent.

« Lorsqu’ils arrivent à la frontière canadienne, ils se trouvent déjà sur le territoire canadien. […] Nous ne pouvons pas les renvoyer aux États-Unis. »

Il existe une « différence majeure » entre les frontières aériennes et les frontières terrestres, a poursuivi M. Trudeau.

« Vous pouvez empêcher quelqu’un d’embarquer à Miami ou ailleurs [mais] on ne peut pas empêcher une personne qui se trouve à un poste frontalier terrestre d’entrer au Canada parce que, techniquement, elle se trouve déjà en sol canadien lorsqu’elle parle à l’agent des douanes. »

« Pénalité sévère » : jusqu’à 3000 $ par personne

Cela dit, même si les voyageurs qui ne présentent pas le test requis aux agents frontaliers seront autorisés à entrer au pays, ils doivent s’attendre à ce qu’« une sanction sévère » leur soit imposée, a prévenu le premier ministre. La pénalité pourrait atteindre 3000 $ par personne, a-t-il précisé.

 « Nous mettrons en œuvre des mesures pour assurer le suivi de ces personnes afin qu’elles ne mettent pas d’autres Canadiens en danger en revenant au Canada », a ajouté M. Trudeau.

Le premier ministre a souligné que la grande majorité des personnes qui entrent au Canada à la frontière terrestre des États-Unis sont des travailleurs essentiels, comme les camionneurs et les infirmières.

Les voyageurs non essentiels représentent environ 5 % des passages à niveau terrestres, a-t-il déclaré.

Une quarantaine à l’hôtel aussi ?

Les voyageurs qui traversent la frontière terrestre des États-Unis seront-ils placés dans des hôtels supervisés, comme les voyageurs aériens devront bientôt le faire ? (M. Trudeau a suggéré qu’une date de début sera annoncée dans les prochains jours.)

« De toute évidence, nous allons veiller à ce que ces mécanismes s’appliquent également à nos frontières terrestres », a déclaré le premier ministre.


LIRE PLUS – Une pétition s’oppose aux «hôtels-prisons de quarantaine» 

LIRE PLUS – Ottawa précise les critères que devront satisfaire les hôtels de quarantaine 

LIRE PLUS – L’exigence de la quarantaine à l’hôtel commencera « dans les semaines à venir » 

LIRE PLUS – Exiger la quarantaine à l’hôtel détruirait le secteur du tourisme-voyage, dit le WTTC 

LIRE PLUS – Nouvelles restrictions aux voyages : comment s’ajustent les transporteurs 

LIRE PLUS – Les vols vers les destinations soleil suspendus jusqu’au 30 avril et un début de quarantaine à l’hôtel 

LIRE PLUS – Nouvelles restrictions aux voyages : « d’excellentes nouvelles », selon Québec   

LIRE PLUS – Nouvelles restrictions aux voyages : « Notre industrie a été fermée », réagit l’ACTA 

Indicateur