Bilan de l’année: après avoir passé 2020 à fermer les frontières, l’ASFC les a entrouvertes en 2021

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  •   13-12-2021  8:40
  •   Pax Global Media

Bilan de l’année: après avoir passé 2020 à fermer les frontières, l’ASFC les a entrouvertes en 2021
Pax Global Media

Après avoir consacré l’année 2020 à appliquer des mesures sanitaires pour fermer la frontière à la COVID, l’Agence des services frontaliers du Canada a consacré une bonne partie de 2021 à assouplir progressivement ces mesures « pour permettre un retour sécuritaire des voyageurs », souligne l'ASFC dans son bilan de l'année.

LIRE PLUS – Moins de voyageurs, mais de nouveaux défis complexes pour l’ASFC 

Juillet, un point tournant

Dans ce bilan de 2021, l’ASFC souligne que les volumes de voyageurs ont chuté de près de 86 % entre le 1er janvier et le 31 octobre si on les compare aux volumes prépandémiques.

Par contre, en juillet, lorsque les mesures frontalières ont commencé à changer, le nombre de voyageurs a recommencé à augmenter pour atteindre un total de 1,3 million de voyageurs par mois, et à augmenter régulièrement pour atteindre 2,1 millions par mois en octobre.

Modification progressive des mesures frontalières

L’ASFC rappelle que l'approche du Canada quant aux mesures à la frontière a été progressivement adaptée l'été dernier – en tenant compte de l'augmentation soutenue des niveaux de vaccination et des conseils de l'ASPC (Agence de la santé publique du Canada) :

  • En juillet, les exigences de mise en quarantaine ont été levées pour les Canadiens entièrement vaccinés qui rentraient au pays.
  • Cette mesure a été suivie en août par la levée des restrictions sur les voyages discrétionnaires (c.-à-d. le tourisme) des citoyens et des résidents permanents des États-Unis entièrement vaccinés.
  • Quelques semaines plus tard, une autre étape importante a suivi : la levée des restrictions pour les voyages discrétionnaires des ressortissants étrangers entièrement vaccinés.
  • Le 19 novembre, d'autres ajustements ont été annoncés, notamment des modifications des exigences en matière de tests préalables à l'entrée pour les voyages de courte durée et d'autres mesures qui seront mises en œuvre en janvier 2022.

« L'ASFC reste prête à adapter les mesures à mesure que la situation évolue, comme les dernières mesures de précaution annoncées pour protéger les Canadiens par rapport au variant préoccupant Omicron », précise l’Agence.

Utilisation élargie de la technologie

L'ASFC souligne avoir également profité de 2021 pour aller de l'avant avec la modernisation de la frontière – « en misant sur la technologie pour faciliter et accélérer les activités afin que l’expérience d’un voyage en soit une sans contact ».

C’est ainsi que l’ASFC a créé ArriveCAN, en étroite collaboration avec l'ASPC, pour permettre aux voyageurs de soumettre des renseignements obligatoires avant d'entrer au Canada. Entre son lancement en avril 2020 et le 30 novembre 2021, l'application « gratuite et sécuritaire » a été téléchargée plus de 6,3 millions de fois.

L’ASFC souligne qu’une nouvelle version d'ArriveCAN est lancée chaque mois pour suivre les changements à la frontière – y compris une mise à jour récente et essentielle qui permet aux voyageurs de soumettre leur preuve de vaccination obligatoire.

Nouveauté : la Déclaration de l'ASFC faite à l'avance

Par ailleurs, l'ASFC a lancé une nouvelle fonctionnalité dans ArriveCAN appelée Déclaration de l'ASFC faite à l'avance. Cette fonctionnalité permettra aux voyageurs arrivant à certains aéroports de soumettre électroniquement leur déclaration des douanes et de l'immigration avant leur arrivée au Canada.

Cette fonction est actuellement offerte aux voyageurs arrivant à l'aéroport international de Vancouver sur le site Web ArriveCAN seulement. Elle sera bientôt lancée à l'aéroport Toronto Pearson et à d'autres aéroports du Canada.

Maintenir la communication avec les Canadiens

« Tenir les voyageurs bien informés des mesures frontalières au fur et à mesure qu'elles étaient modifiées au cours de l'année était un élément essentiel de l'effort visant à limiter la propagation de la COVID-19 dans notre pays », affirme l’ASFC.

Dans cette optique, l’Agence souligne avoir travaillé en étroite collaboration avec l'ASPC pour informer les voyageurs de l'évolution des exigences d'entrée au Canada et des autres mesures relatives aux voyages, aux tests, à la mise en quarantaine et à la frontière, à mesure que des changements étaient apportés pendant l'année.

En date du 30 septembre, le Service d'information sur la frontière (SIF) avait ainsi traité 705 114 appels du public cherchant à obtenir des enseignements sur les programmes, les services et les initiatives de l'ASFC. (En comparaison, l'ASFC avait reçu 480 054 appels pour la même période en 2020.)

L’ASFC compte 14 000 employés travaillant au Canada et dans le monde entier, y compris ses 6 500 agents en uniforme.




Faits saillants des activités opérationnelles de l’ASFC au Québec

Parmi les faits saillants des activités opérationnelles et d’exécution de la loi de l’ASFC réalisés au Québec en 2021, mentionnons ceux-ci :

●  Depuis le 1er janvier, dans tous ses points d’entrée au Québec, l’ASFC a saisi plus de 1500 armes et pièces d’armes prohibées. Ces interceptions ont empêché l’entrée de ces armes au pays et dans nos communautés.

●  Le 12 février à l’aéroport Montréal-Trudeau, secteur voyageurs, les agents de l’ASFC ont saisi 1165 timbres transdermiques de fentanyl d’une valeur de 250 000 $ dans les valises d’un voyageur canadien. Le voyageur a comparu dans les jours suivants au tribunal.

●  Le 11 juillet, les agents des services frontaliers à l’aéroport Montréal-Trudeau, secteur voyageurs, ont saisi 25 kg d’amphétamines (pour une valeur de 1 442 000,00 $) sur un voyageur en provenance du Moyen-Orient. Il a été arrêté.

●  Le 24 juillet, à l’aéroport Montréal-Trudeau, secteur voyageurs, l’ASFC a saisi la somme de 32 616 $ non déclarée sur un voyageur qui s’apprêtait à quitter le Canada. Les devises ont été saisies en tant que produit présumé de la criminalité.

●  Le 11 mai, à l’aéroport Montréal-Trudeau, secteur voyageurs, une voyageuse canadienne s’est vu confisquer plusieurs articles de luxe (d’une valeur totale de près de 400 000 $) non déclarés, dont une bague en diamant d’une valeur de 220 000 $. La voyageuse a dû payer 118 000 $ pour récupérer ses biens. Si la voyageuse avait déclaré véridiquement la valeur de ses biens, elle aurait payé environ 89 000 $ en droits et taxes, soit près de 29 000 $ de moins que la pénalité qui lui a été imposée.




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