Samedi,  18 septembre 2021  9:56

Alors que les programmes d’aide commencent à diminuer, la CEPT supplie Ottawa : «protégez-nous!»

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  •   06-07-2021  12:00
  •   Pax Global Media

Alors que les programmes d’aide commencent à diminuer, la CEPT supplie Ottawa : «protégez-nous!»
Beth Potter, PDG de l'AITC et membre de la CEPT.
Pax Global Media

Alors que les programmes cruciaux que sont la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC) et la Subvention d'urgence au loyer du Canada (SUCL) commencent à diminuer, la Coalition des entreprises les plus touchées (CEPT) implore le gouvernement du Canada de protéger les entreprises du secteur du voyage et du tourisme et leurs employés.

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La CEPT rappelle que les programmes comme la SSUC et la SULC ont été des bouées de sauvetage pour ces entreprises qui, autrement, auraient été obligées de fermer. Or, puisque ces deux mesures d'aide financière essentielles ont commencé à diminuer le 4 juillet, de nombreux membres de la CEPT seront confrontés par une crise financière quasi certaine qui frappera particulièrement fort à l'automne et à l'hiver de cette année.

« Nos membres ont besoin de ces programmes pour survivre. Notre sondage le plus récent, réalisé en juin, montre que près de 60 % des entreprises canadiennes les plus durement touchées ne survivront pas si la SUCL et la SSUC ne sont pas prolongées », déclare Beth Potter, présidente et directrice générale de l'AITC (Association de l'industrie touristique du Canada).

Elle ajoute :

« Ceci, ajouté à l'incertitude accrue autour de la réouverture de nos frontières internationales, à l'absence de grands événements touristiques et de congrès, et au lent retour des voyages d'affaires, signifie que nous pourrions assister à un effondrement potentiel de notre industrie. »

PAS des barrières à l’embauche

La CEPT rappelle que le ministère des Finances du Canada a justifié la suppression des subventions parce que, selon lui, elles pourraient dissuader les entreprises de rouvrir leurs portes et de réembaucher des employés. Toutefois, selon la CEPT, cette analyse ne s’applique pas à ses membres.

« Si cela peut être vrai pour les entreprises qui dépendent d'une clientèle nationale, ce n'est pas le cas pour les entreprises des secteurs du tourisme, des voyages et de l'hébergement qui sont toujours soumises à de lourdes restrictions et où les visiteurs internationaux sont interdits de séjour au Canada. »

La CEPT fait valoir que quelques mois de soutien financier supplémentaires permettront d'éviter la perte d’une industrie dynamique du tourisme et des voyages, qui était auparavant le 5e secteur en importance du Canada en termes de contribution au PIB.

Le PEREC, un programme inadéquat

Quant au Programme d'embauche pour la relance économique (PEREC) que le gouvernement a présenté comme un remplaçant de la SSUC – ce programme fournit des fonds aux entreprises que pour embaucher ou réembaucher du personnel au fur et à mesure de la reprise de l'activité économique –, la CEPT le juge « inadéquat pour les entreprises qui ne se rétablissent pas ».

« Sans un soutien continu et adapté aux entreprises les plus durement touchées, de nombreuses entreprises touristiques au Canada devront prendre des décisions difficiles quant à leur réouverture et ne seront pas en mesure de payer leurs factures pour être là en 2022 », conclut Beth Potter.



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