Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure prend pignon sur rue dans un secteur historique de Québec


Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure prend pignon sur rue dans un secteur historique de Québec
Le président de Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure au Canada, Philippe Bergeron, est entouré de quatre conseillers qui travaillent dans les nouveaux locaux de Québec, Sophie Jacques, Franck Laboue, Florianne Trinel et Amélie Clark.
Denis Méthot

Journaliste et photographe de presse maintes fois récompensé depuis les trois dernières décennies, Denis Méthot est un touche-à-tout qui raffole des voyages. Il est, depuis plusieurs années, le correspondant officiel de PAX dans la ville de Québec.

Installée à Québec depuis 2011, Voyageurs du monde et Terres d’Aventure ont quitté le secteur commercial de Lebourgneuf et ont pris pignon sur rue dans un édifice historique de la rue Champlain qui a déjà accueilli une école irlandaise et la première école scandinave en Amérique du Nord. 

L’inauguration a été célébrée hier (le 24 octobre) en présence de dizaines de clients et conseillers du groupe.

« Ces lieux rejoignent l’image de Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure : c’est recherché, discret, historique. On est hors de la masse touristique, c’est la même chose au niveau de nos locaux », se réjouit le fondateur d’Uniktour et président pour le Québec des deux marques, Philippe Bergeron.

Coup de cœur

Philippe Bergeron dit avoir eu un coup de cœur pour cette bâtisse construite en 1861 tout juste à côté d’un escalier abrupt qui mène directement aux Plaines d’Abraham.

Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure à Québec est désormais établi dans cet édifice historique qui a déjà accueilli une école et une église scandinave

Pour une agence dont l’une des vocations est de faire voyager ses clients hors des zones de confort et dans des lieux chargés d’histoire, l’endroit ne pouvait être mieux indiqué. La rue Champlain forme une ruelle étroite qui s’étire en longueur au pied de la falaise où les troupes anglaises de Wolf avaient grimpé la nuit pour aller vaincre l’armée de Montcalm.

La fin d’Uniktour à Québec

Ce déménagement sur la rue Champlain marque la fin du nom Uniktour dans la Capitale. L’agence opère désormais seulement sous les noms de Voyageurs du Monde, qui offre le volet très chic, et Terres d’Aventure, une marque spécialisée dans le plein air. 

Philippe Bergeron croit beaucoup dans le marché de la région de Québec et de sa clientèle pour les deux produits qui sont offerts sous un même toit.

« On peut avoir envie dans une année de faire un voyage plutôt haut de gamme avec les services en conséquence et l’année suivante, on peut avoir le goût de faire de la randonnée. Nous leur proposons les deux volets », dit-il.

Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure forme l’un des plus grands tours opérateurs hors des circuits de masse et se targue de fonctionner à contre-courant. Il ne va pas dans les Caraïbes et n’offre pas de tout compris, mais il vend des produits uniques, hors du commun. 

Par exemple, une croisière à bord du Steam Ship Sudan, en Égypte, le dernier bateau à vapeur à naviguer sur le Nil et dont le tour opérateur est propriétaire, ou un séjour au Satyagraha House de Johannersburg où a séjourné Ghandi.

Conseillers québécois recherchés

L’intérieur des nouveaux locaux de l’agence est un mélange de d’histoire, de pierres et de modernité.

La moitié de ses conseillers en voyages à Québec sont d’origine française, ce qui n’est pas étranger au fait que Voyageurs du Monde et Terres d’Aventure sont des tours opérateurs français. Mais il y a une autre raison :  Philippe Bergeron dit avoir beaucoup de difficultés à recruter des conseillers québécois qui ont le niveau de formation de leurs collègues européens.

« Des conseillers québécois en voyage, on en cherche, dit-il, on invite tout le monde à appliquer chez nous. À compétences égales, on priorise l’embauche de Québécois». 

L’agence de Québec compte actuellement six conseillers et son président aspire à les faire porter dix. Des postes seront à pourvoir.

« La profession de conseiller en voyage n’est pas aussi bien valorisée au Québec qu’elle l’est en Europe, regrette-t-il. Je me demande si le programme d’études en voyage ici y est pour quelque chose, je ne sais pas. Je sais toutefois une chose, quand on interview des candidats, le conseiller français a une avance dans ses compétences dans le domaine du voyage ».

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