Agences et voyagistes : Statistique Canada dévoile les produits les plus vendus


Agences et voyagistes : Statistique Canada dévoile les produits les plus vendus

Chaque année, Statistique Canada publie son portrait des « SPVOY ». C’est sous ce charmant sobriquet que StatCan désigne ceux qui offrent des « services de préparation de voyages ». Autrement dit : vous ! Et que révèle donc cette enquête annuelle à votre sujet ?

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Ce que vendent le plus les agences…

L’enquête de StatCan sur les SPVOY s’intéresse notamment à ce que vendent les agences et les voyagistes au Canada.

Pour ce qui est des agences, il appert que plus du tiers des ventes sont des sièges d’avion (33,9 % en 2017). En deuxième, viennent les circuits touristiques à forfait, qui représentent à peu près le quart des ventes (24 %).

Les croisières arrivent au troisième rang des ventes des agences canadiennes. Fait intéressant : cette proportion augmente constamment. Elle est passée de 5,4 % en 2014, à 6,8 % en 2015, à 7,2 % en 2016 %, puis à 8,1 % en 2017.

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Les ventes liées à l’hébergement arrivent au 4e rang du palmarès des ventes des agences (6,1 %). Et en 5e position – surprise ! –, on trouve les frais de service liés à la planification de voyages (5,6 %). Les frais de service font sensiblement mieux que, par exemple, les assurances (3,8 %) !

Ce que vendent le plus les voyagistes…

Du côté des voyagistes, on ne s’étonnera pas d’apprendre que les circuits touristiques organisés à forfait ont été à la source de la plus grande part des revenus de ventes en 2017. Ils en représentent près des trois quarts (73,2 %).

Au deuxième rang, on trouve les sièges d’avion (8,3 %) et au troisième, les circuits pour groupes (7,9 %). Selon StatCan, les croisières n’ont représenté que 2,1 % des ventes des voyagistes canadiens en 2017.

À qui vous vendez…

L’enquête de StatCan sur les SPVOY s’intéresse aussi au type de client des agences et voyagistes du Canada.

Pour ce qui est des agences, la majeure partie des ventes est réalisée auprès des particuliers et des ménages (60,7 % en 2017). Les ventes aux entreprises ont quant à elles représenté 27,9 % du total. Le reste se divise entre les ventes à l’extérieur du Canada (7,3 %) et les ventes aux administrations, OBNL et établissements publics (4,1 %).

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Pour leur part, les voyagistes écoulent les trois quarts de leurs stocks auprès des particuliers et des ménages. Ils font 12,3 % de leurs ventes auprès des entreprises, et 11,5 % à l’extérieur du Canada.

Revenus et dépenses

Une bonne partie de l’enquête de StatCan sur les SPVOY porte sur les revenus et dépenses des voyagistes et des agences de voyages.

Par exemple, le rapport révèle qu’en 2017, les revenus d’exploitation de l’ensemble des agences québécoises ont atteint 437,3 M$ (en hausse de 7,3 % par rapport à l’année précédente). Ça vous semble beaucoup ?

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C’est toutefois bien peu comparé aux 2 272,4 M$ de revenus d’exploitation enregistrés par les voyagistes québécois (en légère hausse de 1,5 % par rapport à 2016).

La marge des agences bien meilleure !

Par contre, compte tenu du fait que les dépenses d’exploitation des voyagistes sont beaucoup plus élevées que celles des agences, la marge bénéficiaire d’exploitation est très nettement à l’avantage des agences.

En 2017, la marge était ainsi de 11,4 % pour les agences alors qu’elle était d’à peine 0,1 % pour les voyagistes. (Pour ces derniers, cette très faible marge représentait néanmoins une amélioration par rapport au résultat négatif de l’année précédente : -0,7 % !)

Au passage, on notera que les « salaires, traitements, commissions et avantages sociaux » comptent pour près de 48 % des dépenses d’exploitation des agences québécoises – c’est de loin leur plus grosse dépense !

Parallèlement, les salaires, traitements, commissions et avantages sociaux ne comptent que pour 4 % des dépenses des voyagistes. En fait, la plus importante dépense d’exploitation des voyagistes est naturellement le coût des biens vendus, à hauteur de 85 %.

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