Moscou Côté, président de l’AAVQ : pas de virage à 180 degrés !


Moscou Côté, président de l’AAVQ : pas de virage à 180 degrés !
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

La désignation de Jean Collette comme directeur du développement des affaires chez NCL a provoqué un changement de garde à la tête de l’AAVQ. Auparavant vice-président de l’Association, Moscou Côté en devient donc président intérimaire, en attendant d’être désigné officiellement comme président… ce qui devrait n’être qu’une formalité !

« Ça me fait grand plaisir de succéder à Jean, même si ce sont de grands souliers à chausser. On va se rouler les manches et prendre les bouchées doubles », déclare M. Côté en entrevue avec PAX.

Merci, Jean !

Avant toute chose, le propriétaire Voyages Constellation tient à remercier publiquement Jean Collette au nom du conseil de l’AAVQ.

« Jean laisse l’association en excellent état. Il a fait du bon travail pendant les presque huit ans où il a été à sa tête. »

Qui plus est, Jean Collette ne quitte pas complètement l’AAVQ puisque les statuts de l’Association prévoient qu’il continuera de siéger pendant un an au conseil d’administration en tant que président sortant, pour assurer une transition harmonieuse.

« Je serai content de continuer à profiter de sa collaboration et de ses conseils », dit M. Côté.

Continuité

À quoi doit-on s’attendre de l’AAVQ sous la présidence de Moscou Côté ?

« Mon rôle de président par intérim vient tout juste de commencer, mais je peux déjà vous dire que je ne prévois pas de virage à 180 degrés. Nous sommes très satisfaits de ce qui a été fait jusqu’ici. Nous continuerons notamment à travailler à la préparation de nos grands événements que sont le tournoi de golf et le gala des Trophées Uni-vers. »

Le président intérimaire a néanmoins demandé aux membres du conseil d’administration de lui faire part de leurs préoccupations, pour que l’association révise ses priorités, s’il y a lieu.

Toutefois, il paraît déjà sûr que la première priorité de l’AAVQ – valoriser le rôle des agents de voyages – ne changera pas. Par contre, Moscou Côté ne prévoit pas, à court terme, de campagne promotionnelle, comme celles que l’AAVQ a faites au cours des dernières années.

« On a eu deux campagnes : une campagne d’affichage à l’aéroport Montréal-Trudeau et l’autre qui a pris la forme d’un sondage sur Facebook, rappelle-t-il. Certains ont préféré la première, d’autres la seconde, d’autres encore n’en ont aimé aucune! »

Pour sa part, l’AAVQ se dit satisfaite de l’impact de chacune.

« Toutefois, comme la réponse des agents à nos campagnes de financement a été timide et que ça prend un certain budget pour obtenir de l’impact, nous préférons espacer nos campagnes promotionnelles. Nous ne prévoyons pas en faire d’autres avant 2020. »

Conciliation

Comment Moscou Côté concilie-t-il le fait d’être à la tête d’une grosse agence à son implication bénévole dans une association comme l’AAVQ ?

« C’est justement parce que j’ai une grosse agence que je trouve important de m’impliquer de la sorte. D’ailleurs, Jean Collette aussi était à la tête d’une grosse agence. Comme relativement peu de gens dans l’industrie acceptent de s’impliquer, ça oblige ceux qui le font à prendre les bouchées doubles. Mais on n’a pas le choix. Pour le bien de l’ensemble des agences, ça prend des gens pour assurer le check and balance dans l’industrie ! »

Moscou Côté se félicite de ce que l’Association puisse maintenant compter sur l’appui d’une directrice générale, un poste récemment créé.

« Aurore Bonvalot fait un excellent travail, tant au chapitre de l’organisation que des communications », dit-il.

Pour ce qui est de la représentation de l’AAVQ sur le Comité consultatif des agences de voyages de l’OPC, on prévoit que Jean Collette terminera son mandat de quatre ans, auquel il reste environ un an.

« S’il démissionnait du Comité, je crois que le poste demeurerait vacant pendant plusieurs mois. Alors, puisqu’il demeure membre du conseil d’administration de l’AAVQ en tant que président sortant et puisqu’il demeure impliqué dans l’industrie, ça nous semble préférable qu’il termine son mandat », explique Moscou Côté.

Et quand, au terme du mandat, l’Office demandera à l’AAVQ de lui soumettre un nouveau nom, c’est bien sûr celui du nouveau président qui sera proposé.

Indicateur