Vendredi,  20 septembre 2019  2:51

L'ACTA honore ses agents de voyages


L'ACTA honore ses agents de voyages
André Desmarais, Wendy Paradis et Manon Martel de l'ACTA
Marie-Eve Vallières

Marie-Eve est une Montréalaise pour qui le voyage n'a plus de secrets. Ayant vécu à Londres et en France, elle nourrit une soif d'aventure et de découverte depuis maintenant neuf ans. 29 pays plus tard, Marie-Eve continue de bourlinguer à travers le monde.

Hier soir au Musée Grévin, l'Association canadienne des agences de voyages célébrait en grand ses membres et ses fournisseurs en rappelant, au passage, les missions dont l'organisme s'intime. Dans une industrie toujours plus compétitive et agressive, dans quelle direction se dirigent ses efforts ?

PAX s'est entretenu avec Manon Martel, directrice régionale du Québec de l'ACTA, et Wendy Paradis, présidente de l'ACTA.

Quel est le rôle de l'ACTA ?

Presque 80% des agences de voyages canadiennes sont membres de l'organisme, dont 200 seulement au Québec. Vu cette écrasante majorité, de quelle façon se concrétisent la représentation de leurs intérêts au quotidien ?

« Déjà, il faut clarifier que l'ACTA, c'est 11 employés à temps plein et un conseil formé par des propriétaires d'agences de voyages. Ce n'est pas du bénévolat à temps perdu, il y a une vraie équipe qui se dédie chaque jour à la défense des intérêts de nos membres », s'exclamait d'emblée Manon Martel.

De plus, la directrice générale rappelle que les revenus issus des memberships ne sont en aucun cas excédentaires.

« Nous sommes un organisme à but non lucratif. Nous réinvestissons tous nos revenus dans les formations, le programme de bénéfices, le lobbying, les études sur la prévention de la fraude, les événements de réseautage. C'est une vaste gamme de ressources que nous mettons à votre disposition avec ces revenus », rappelle-t-elle.

L'organisme se targue que son équipe, sur le plan national, travaille d'arrache-pied à représenter les droits de ses membres auprès des autorités gouvernementales afin de mettre en place de réelles solutions. « Nous avons travaillé avec plusieurs agences partout au Canada afin de conseiller le gouvernement fédéral sur la mise en place de la Loi sur la protection des passagers, mise en place depuis peu. Ça vous affecte directement, car ce sont vos passagers. Nous en sommes très fiers! »

Une note sur le rôle parfois controversé qu'occupent les voyagistes au sein de l'organisation : qu'en est-il réellement ?

« Naturellement, nos partenaires voyagistes et aériens nous soutiennent et sont nos alliés. Mais nous ne sommes pas là pour défendre leurs intérêts à eux, puisque l'ATOQ s'en charge déjà. C'est faux de dire que c'est notre priorité. Notre vraie priorité, ce sont les agences et les agents », tranche Manon Martel.

« Les agents de voyages sont notre unique canal de distribution. C'est donc un honneur et un plaisir pour Tours Chanteclerc d'être ici et de travailler avec l'ACTA chaque jour », soulignait Cristelle Cormier, directrice générale adjointe de Tours Chanteclerc.

« Pas notre mandat de négocier des commissions »

Manon Martel insiste que c'est plutôt le rôle des consortiums et des regroupements d'agences à négocier des taux de commissions qui avantagent leurs agents, et non à l'ACTA. 

« Depuis 1977 ça n'a jamais été dans notre mandat. Oui, nous défendons et assurons autant que possible la viabilité des agences, notamment en s'attaquant de façon élargie aux montants commissionnables, mais la mathématique de la chose n'est pas de de notre responsabilité », soutient-elle.

Elle se désole, également, que plusieurs intervenants de l'industrie clament que rien n'avance et que les dossiers stagnent ; « Ce sont des dossiers de longue haleine qui améliorent vos conditions de travail, mais qui ne sont pas toujours visibles ou à grand déploiement, que ce soit la diminution des frais de service, par exemple ».

À quoi s'attendre dans les prochains mois

Wendy Paradis se félicite d'une vaste offensive, ayant pris forme au cours de la dernière année et qui se poursuit toujours, qui a pour but de séduire les jeunes voyageurs n'ayant jamais fait affaire avec un agent.

« Nous vous avons demandé ce que vous attendiez de nous. Et l'une des réponses a été : la promotion du métier d'agent de voyages auprès des consommateurs, notamment les plus jeunes. L'écho a été particulièrement retentissant du côté du Québec. Nous avons embauché des spécialistes des réseaux sociaux afin de mettre sur pied une offensive sur les réseaux utilisés par cette génération de voyageurs. Notre stratégie a été de promouvoir le positif de faire affaire avec un agent en publiant des destinations de rêve. Je suis très fière de dire que ça été un grand succès ! », expliquait-elle.

« Notre prochain dossier, au Québec, est de s'attarder aux régulations de l'OPC qui nous semblent un peu excessives. Nous militerons auprès de l'OPC de façon très active au cours des prochains mois », concluait Wendy Paradis.

De son côté, l'ACTA poursuivra ses efforts de recrutement afin d'enroler davantage d'agences au sein de ses rangs. « Plus notre voix est forte et unie, plus nos efforts seront entendus et plus notre pouvoir sera important », rappelle Manon Martel. Nos revenus ne sont pas avec les membership, nous sommes à but non lucratif. Nous réinvestissons nos revenus dans les formations, le programme de bénéfices, le lobbying, les études sur la prévention de la fraude.

De plus, un comité spécial national a été formé, avec à sa barre Manon Martel et André Desmarais, afin de mettre fin au fléau des codes « familles et amis » et pour faire face aux autres problématiques du genre avec les voyagistes. Enfin, fidèle à son habitude, l'ACTA sera bien en vue au prochain Salon International Tourisme Voyage de Montréal en octobre, avec un kiosque à l'entrée pour faire la promotion des agents auprès des visiteurs... et futurs clients d'agences !

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