« La survie des agences est la priorité » dit Sylvain Lastère du Groupe Atrium


« La survie des agences est la priorité » dit Sylvain Lastère du Groupe Atrium
Antoine Stab

C’est d’abord en tant que journaliste plein air qu'Antoine Stab a découvert le monde du voyage et son industrie. Français d'origine et québécois d'adoption, il se dit curieux de tout, autant ce qui se passe dans la cour arrière qu’à l’autre bout du monde.

Face à la crise de la COVID-19 et ses conséquences importantes dans l'industrie du voyage, le groupe Atrium (agences Vasco et Gama) a décidé de mettre en place plusieurs mesures « exceptionnelles », comme le confie Sylvain Lastère, son PDG à PAX.

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En plus de recommander à ses agences de mettre « tout le monde au chômage technique », le regroupement va organiser une réunion téléphonique, demain (le 19 mars), avec toutes ses agences et des spécialistes en gestion de crise.

« L'idée est de leur donner des conseils et des outils pour survivre pour les six prochains mois. Quoi faire, quoi payer, etc. La survie des agences de voyages est la priorité et d'une importance capitale », indique Sylvain Lastère.

Concernant l'avenir, le président du groupe Atrium a l'espoir que la crise se calme « d'ici l'été » :

« Si elle dure deux à six mois, on va perdre des plumes, mais on s'en sortirait. Au-delà de ces six mois, cela va être très compliqué ».

Un programme d'aide économique de 82 milliards de dollars

Ce matin, le premier ministre, Justin Trudeau, a dévoilé un programme d'aide de 82 milliards de dollars mercredi 18 mars pour aider les Canadiens touchés par l'épidémie de la COVID-19.

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De ce montant, 27 milliards de dollars serviront à soutenir les travailleurs et les entreprises canadiennes, a déclaré le premier ministre. 

Les petites entreprises recevront une aide équivalente à 10 % des salaires, pendant trois mois, pour aider à préserver les emplois, et ce jusqu'à une limite de 20 000 $ par employeur.

Une mesure qui pourrait être salutaire pour les agences de voyages et les entreprises de l'industrie du tourisme ?

« Certainement », juge Sylvain Lastère, « mais on ne peut pas tout miser là-dessus non plus ».

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