Club Voyages Malavoy : retraite d'un pilier de l'industrie


Club Voyages Malavoy : retraite d'un pilier de l'industrie
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Figure familière de l’industrie, Claude Gamache a lâché une petite bombe, le 5 février, en annonçant son départ à la retraite à compter de ce vendredi, le 8 février.

« Ça fait quand même 40 ans que je travaille dans l’industrie; 40 ans que je n’ai pas pris plus de trois semaines de vacances consécutives », explique le conseiller en voyages de Club Voyages Malavoy qui a célébré ses 60 ans en avril dernier.

N’est-ce pas un peu jeune pour la retraite ? 

« Ç’aurait pu être avant. J’habite à Ville LaSalle et travaille dans Rosemont : voulez-vous que je vous parle de l’échangeur Turcot ? En fait, le timing est parfait. Je suis en bonne santé et ma blonde prend aussi sa retraite » , répond M. Gamache en riant.

Que prévoit-il faire de tout le temps libre dont il disposera désormais ? 

« Une bonne partie de ma clientèle est constituée de jeunes retraités qui trouvent leur agenda trop plein. Je prévois tout faire pour ne pas remplir le mien ! » 

Bref, il entend se la couler douce !

Mais si Claude Gamache s’apprête à quitter l’industrie du voyage, il ne dit pas adieu aux voyages. Au printemps, il s’offrira une escapade de huit semaines sur la côte ouest américaine.

« Nous visiterons l’Oregon, le Wyoming et l’État de Washington », dit-il.

Photo : Facebook de Claude Gamache

Une parenthèse comme facteur

La carrière de Claude Gamache a débuté en 1979. Il y a été recruté comme conseiller par le propriétaire de Voyages JBL, le regretté Peter Schwarz, une personnalité colorée (pilote de ligne, motard, aventurier…) dont se souviennent encore les doyens de l’industrie.

Un peu plus tard, il devenait formateur Sabre chez Travel Connexion. Ensuite, Claude Gamache se sera attardé pendant plus de vingt ans chez Intair – « une super boîte dont je pourrais parler pendant des heures », dit-il.

Dans le tumulte qui a suivi le rachat d’Intair par Thomas Cook, Claude Gamache a momentanément quitté l’industrie. 

« Croyez-le ou non, j’ai été facteur. Et j’ai beaucoup aimé ça ! », lance-t-il.

Mais les sirènes de l’industrie l’ont rappelé. Il s’est d’abord retrouvé chez VED, puis chez Club Voyages Langelier (où il a renoué avec le métier de conseiller), puis chez Club Voyages Rosemont (racheté par Malavoy en 2015).

Ce qui va le plus lui manquer

« J’ai toujours aimé travailler avec le public. D’ailleurs, ce qui va le plus me manquer à la retraite, c’est le contact avec mes clients. Pas ceux qui achetaient un forfait à Cayo Coco et s’inquiétaient de la couleur des édredons – ça, je n’en peux plus ! Mais il y en a plusieurs avec qui j’ai développé de forts liens, en travaillant avec eux pendant des heures sur des voyages complexes. Ceux-là vont me manquer ! »

Quant à ses collègues et amis de l’industrie, ils ne lui manqueront pas… car il a la ferme intention de garder le contact avec eux ! 

« La majorité de mes amis demeurent dans l’industrie », conclut Claude Gamache.

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